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Les gens d'affaires somment les gouvernements de s'entendre sur le financement du tramway

La présidente de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Julie Bédard.

La présidente de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Julie Bédard

Photo : Radio-Canada

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec estime que le bras de fer entre les gouvernements fédéral et provincial pour le financement du tramway a assez duré.

La présidente, Julie Bédard, somme Ottawa et Québec de s'entendre. Il en va, selon elle, de la santé économique de la région de Québec.

Le fédéral et le provincial se lancent la balle dans le dossier depuis plusieurs mois. La Chambre de commerce souhaite que les deux parties proposent conjointement un montage financier de 3 milliards de dollars pour réaliser le projet.

Attirer la main-d'oeuvre

Selon Julie Bédard, toutes les villes de 500 000 habitants ou plus possèdent un réseau de transport structurant. Québec doit en avoir un si elle veut tirer son épingle du jeu et attirer des travailleurs.

« On ne peut pas reporter ce projet-là. C'est une question d'attractivité de la main-d'oeuvre. Oui, c'est beau le château Frontenac et tout ce qu'on peut offrir en terme touristique, mais là, on parle affaires », affirme-t-elle.

La Chambre de commerce estime aussi que le climat actuel et les désaccords entre Ottawa et Québec dans le dossier peuvent rebuter certains investisseurs.

« Tout ce qui s'étire se salit. Quand on vient pour attirer des investisseurs et qu'on voit qu'il y a une querelle entre deux paliers de gouvernement, ce n'est pas économiquement intéressant », mentionne Julie Bédard.

Avant un 3e lien

Elle soutient également que le projet de 3e lien ne peut pas se faire sans d'abord s'assurer que le tramway sera implanté dans la capitale.

« Si on a un 3e lien sans transport structurant à la base, on ne règle pas la mobilité pour autant. Les jeunes générations ne veulent pas nécessairement avoir d'automobile », estime Julie Bédard.

L'opposition veut un référendum

À l'hôtel de ville, Québec 21 réclame de nouveau un référendum sur le projet de tramway.

Le parti d'opposition estime que les problèmes de financement remettent en question sa légitimité. Son chef somme le maire de Québec de consulter la population afin d'évaluer son appui.

« Ce que je dis au maire, à Rémy Normand et à tous ceux qui pensent que c'est un bon projet, vous avez peur de quoi? Pourquoi on ne va pas en référendum? Si la population dit oui au projet, le maire pourra retourner voir les gouvernements supérieurs. C'est une chance unique qu'on lui offre », déclare Jean-François Gosselin.

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