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Les difficultés économiques en foresterie ne sont pas une fatalité

Les locaux de la coop Eau-Bois en hiver.

Les locaux de la Coop Eau-Bois à Saint-Anne-des-Monts

Photo : Jean-Pierre Perouma

Jean-Pierre Perouma
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dominic Larrivée est directeur général de la Coop Eau-Bois de Saint-Anne-des-Monts. Il y a dix ans, son organisation a anticipé la pénurie de main-d'œuvre annoncée. La coopérative a alors lancé une planification stratégique et défini trois axes de développement. Dominic Larrivée dévoile la méthode utilisée qui a permis de doubler le chiffre d'affaires en quatre ans.

Dominic Larrivée en est convaincu : il est possible de développer une entreprise en foresterie en région.

«  »

— Une citation de  Dominic Larrivée, directeur général de la Coop Eau-Bois.

Pour se faire, la Coop Eau-Bois a instigué une planification stratégique avec trois axes principaux :

  • Améliorer l’image de la coopérative
  • Travailler sur l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre
  • Diversifier les activités
Dominic Larrivée, un directeur général souriant arborant une chemise à carreaux et une casquette.
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Dominic Larrivée, directeur général de la Coop Eau-bois.

Photo : Jean-Pierre Perouma

Améliorer l'image de la coopérative

De l’aveu de M. Larrivée, le processus est long de par la structure même de l’entreprise. Une coopérative est constituée de membres, majoritairement des salariés, qui élisent un Conseil d’administration. Chaque décision doit être approuvée par le C.A. qui souhaite avoir l’aval des membres. Bien que ce mode de gouvernance soit plus long que dans d’autres organisations, il n’en demeure pas moins vrai que selon Dominic Larrivée c’est aussi un atout.

La transparence dans le processus décisionnel ainsi que la participation des salariés permettent l’implication et la fidélisation des salariés. D’autant plus que la collaboration se renforce autour d’objectifs communs.

«  »

— Une citation de  Dominic Larrivée, directeur général de la Coop Eau-Bois.

Selon le directeur général de la Coop, il s’en suit un cercle vertueux. Les employés sont à forfait, s'ils travaillent fort, on va faire plus d’argent. Et si on fait plus d’argent, on va leur en donner plus. C’est un cercle et ça a pris 7 ou 8 ans à l’appliquer et il fonctionne très très bien, se réjouit-il.

Attirer et retenir la main-d’œuvre

Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre, il convient à l’entreprise de s’adapter au marché de l’emploi.

«  »

— Une citation de  Dominic Larrivée, directeur général de la Coop Eau-Bois.

En ce sens la coopérative a modifié ses offres d’emploi. Elle utilise les réseaux sociaux et modifie les annonces. Deux critères principaux étaient mis de l’avant pour recruter. Dominic Larrivée explique que pour le reste on peut les voyager. S'ils n’étaient disponibles que deux jours par semaine, on [les] prend quand même. S'[ils ne sont] disponibles que deux après-midi, c’est OK.

L’ouverture à la main-d’œuvre s’est aussi opérée avec l’embauche d’une technicienne en foresterie : Audrey Gobbo. Elle est originaire de France et est arrivée à Coop Eau-Bois grâce

a un stage. Dominic explique qu’en la voyant travailler,on est passé en mode : opération séduction.C’est aussi une manière de repérer et retenir des talents.

Enfin, les employés bénéficient d’une formation comme intervenant pour la SOPFEU. En ce sens, les employés diversifient leurs compétences et peuvent travailler dans d’autres secteurs. Cela leur permet de compléter leur salaire en attendant d’avoir une rémunération forfaitaire en aménagement forestier qui soit à la hauteur de leurs attentes.

Diversifier les activités

La Coop Eau-Bois s’est aussi engagée dans une diversification de ses activités. Au-delà des activités forestières, la coopérative a ouvert un magasin de mini-mécanique et vente de produits d’aménagement paysager. Outre répondre à un besoin exprimé par les clients, cela permet aussi de vendre les outils à prix coûtant aux employés.
Cette diversification des activités touche également la création d’un atelier mécanique de réparation allant des outils et scies mécaniques aux motoneiges.

Ainsi, la participation des employés, la formation, les salaires et conditions de travail, la façon de recruter et la diversification des activités sont les clés du développement de Coop Eau-Bois.

Le moteur d'un skidoo lors de sa maintenance dans un atelier mécanique.
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Un skidoo en maintenance dans l'atelier de la Coop Eau-Bois.

Photo : Jean-Pierre Perouma

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