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Une série de votes sur le Brexit mettra Theresa May sous pression aujourd’hui

Un homme porte un chapeau sur lequel est écrit : « stop Brexit ».

Un manifestant anti-Brexit se trouve devant le parlement, à Londres, le 26 mars 2019.

Photo : Reuters / Alkis Konstantinidis

Radio-Canada

La première ministre britannique, Theresa May, est une fois de plus sous pression dans le cadre des négociations qui entourent le Brexit. Et la fronde vient de tous les côtés.

Mme May doit tenir une réunion avec ses propres députés mercredi à 17 h, heure locale, soit tout juste avant que les parlementaires n’entament un marathon de votes non contraignants sur une série d'options pour remplacer l’accord de sortie qu’elle a négocié avec Bruxelles.

Cette prise de contrôle exceptionnelle du processus du Brexit pourrait profondément redéfinir la stratégie de divorce. C’est d’ailleurs en partie pourquoi certains fervents défenseurs du Brexit au sein du parti de Mme May semblent commencer à considérer l’adoption de l’accord de sortie, qu’ils ont déjà rejeté par deux fois, le 15 janvier et le 12 mars.

Ils pourraient toutefois exiger que la première ministre indique une date de démission pour éviter qu’elle ne prenne part à la suite des négociations sur le Brexit.

Si elle ralliait assez de députés, Theresa May pourrait soumettre son accord une troisième fois à la Chambre des communes, dès jeudi. L’adoption d’un accord est cruciale si les Anglais souhaitent éviter une sortie de l’Union européenne (UE) sans transition légale et économique, un scénario surnommé « hard Brexit » et redouté entre autres par le milieu des affaires.

Parmi les élus qui disaient préférer un « hard Brexit » à une sortie selon les termes négociés par Theresa May, certains commencent désormais à craindre de devoir choisir entre l’accord de May ou pas de Brexit du tout.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, controversé défenseur de la sortie de l’UE, a souligné mardi en entrevue avec le quotidien The Telegraph le « risque considérable » qu’un nouveau rejet de l’accord ne conduise à un échec du Brexit.

De son côté, Jacob Rees-Mogg, l’un des plus ardents brexiters du Parti conservateur, s’est finalement dit favorable à l’accord de Theresa May et a enjoint à ses collègues eurosceptiques de faire de même. « J'ai toujours pensé qu'il valait mieux un "no deal" que l'accord présenté par Mme May. Mais l'accord de Mme May, c'est mieux que pas de Brexit du tout », a-t-il soutenu.

Plusieurs médias anglais rapportent qu'en coulisse, on affirme que la première ministre ne peut se résigner à simplement présenter le même accord aux députés pour une troisième fois.

Quelles solutions de rechange au Brexit?

En ce qui a trait au marathon de votes sur des options de rechange au Brexit, des débats auront d’abord lieu en après-midi, après quoi les votes se tiendront dès 19 h, heure locale. Les résultats devraient être communiqués vers 21 h.

Différentes motions ont été proposées mardi soir, dont l’une concerne la négociation d’une nouvelle union douanière avec l’UE. Une autre propose la création d’un marché commun 2.0 dans lequel le Royaume-Uni disposerait d’un statut douanier spécial. Une troisième motion suggère de renoncer tout bonnement au divorce si aucun accord n’est trouvé.

Comme ces votes sont non contraignants, Theresa May a rapidement fait savoir lundi que son gouvernement ne serait pas tenu de se conformer à ces options si l’une ou l’autre d’entre elles récoltait une majorité.

Avec les informations de The Guardian, et Reuters

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