•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des hydravions électriques prendront leur envol du port de Vancouver

Un hydravion de Harbour Air décolle du Port de Vancouver.

L'entreprise Harbour Air mise sur des moteurs électriques pour transformer ses hydravions en appareils propres pour l'environnement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bruit des moteurs des hydravions du port de Vancouver pourrait bientôt ne devenir qu'un souvenir. La ligne aérienne Harbour Air a décidé de troquer ses réservoirs de kérosène contre des moteurs électriques.

« Ça fait partie de l'évolution naturelle des choses pour ce type de transport », affirme Greg McDougall, fondateur et PDG de l’entreprise.

Les hydravions électriques pourront effectuer des trajets jusqu'à 160 km et seraient encore plus sécuritaires qu'un appareil traditionnel, selon M. McDougall.

« Nous avons un processus réglementaire et nous devons prouver que nous offrons des conditions tout aussi sécuritaires ou encore plus sécuritaires que ce que nous avons déjà pour recevoir les certifications nécessaires. »

Harbour Air s'est associé à l'entreprise MagniX, qui développe des systèmes de propulsion électrique pour les avions.

« On enlève les vieux moteurs et les réservoirs à essence et on les remplace par un nouveau moteur électrique avec une batterie », explique Roei Ganzarski, PDG de MagniX.

« Il s'agit bien sûr d'une technologie très avancée de moteur, dit-il. Les batteries permettent à l’avion de voler d'une façon propre pour l'environnement. »

Tendance vers le transport propre

En Europe, plusieurs entreprises tentent de trouver des systèmes de propulsion hybride électrique pour les plus gros appareils.

Au Canada, l'Université de Sherbrooke travaille aussi sur ce genre de technologie.

L'utilisation de l'électricité dans le transport a tout de même des limites, selon un expert en aéronautique de l’université.

« Au niveau énergétique, si on voulait faire un vol disons Vancouver-Sherbrooke, pour arriver à une solution qui soit réaliste ça va prendre, au moins dix fois l'efficacité des batteries d'aujourd'hui », soutient David Rancourt, professeur en génie mécanique.

« Si je convertis cent mille litres d'essence en batterie et je mets ça sur l'avion, ça va peser cinq fois le poids de l'avion », estime le professeur à l'Université de Sherbrooke.

L.entreprise de Vancouver prévoit d'être en mesure d'offrir les premiers trajets en hydravion électrique d'ici 2021.

D’après un reportage d’Alix-Anne Turcotti

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !