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C'est la fin d'Unité 9, mais le travail de sensibilisation continue

Suzanne, Marie, Michèle et Henriette, ainsi que Kim et Victoire derrière, accueillent Jeanne à sa sortie.

Photo : Aetios Productions

Radio-Canada

L'émission Unité 9, regardée par plus d'un million de téléspectateurs chaque semaine, a permis au public de s'infiltrer dans le quotidien d'une prison pour femmes et d'être sensibilisé à leur réalité. Les comédiens et l'auteure Danielle Trottier ont senti l'empreinte sociale laissée par cette émission. Mais, est-ce le cas en Outaouais?

Dans le cadre de la diffusion du dernier épisode de la série, qui a eu lieu mardi soir, le chef d'antenne du Téléjournal Ottawa-Gatineau, Mathieu Nadon, a discuté avec Mélanie Morneau, directrice du Centre Elizabeth Fry en Outaouais, qui répond aux besoins des femmes judiciarisées.

Mme Morneau a dit avoir remarqué quelques répercussions positives de l’émission. Les femmes ont notamment sympathisé avec certains personnages, comme celui de Marie Lamontagne, qu'incarne la comédienne Guylaine Tremblay.

Toutefois, Mme Morneau a ajouté observer encore beaucoup de discrimination envers les femmes qui ont eu des démêlés avec la justice. Bon nombre d'entre elles ont encore beaucoup de difficulté à se trouver un logement et un emploi.

Selon Mme Morneau, l’étape la plus difficile pour les femmes judiciarisées est d’accepter leurs erreurs du passé et de vivre avec leurs conséquences au quotidien.

Elles doivent constamment se prouver. Elles vont vivre un grand rejet de leur entourage. Ce n’est pas évident.

Mélanie Morneau, directrice du Centre Elizabeth Fry en Outaouais

Mme Morneau a cité en exemple les employeurs du milieu hospitalier et les foyers pour personnes âgées. Elle a affirmé qu'ils ne veulent pas courir le risque de perdre des bailleurs de fonds en engageant ces femmes, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Tu as un casier judiciaire, ça n’importe pas c’est quoi la nature, elles n’auront pas le droit de retourner au travail, a-t-elle illustré.

D’après Mme Morneau, la meilleure façon d’aider les anciennes détenues à se réinsérer socialement serait de leur trouver un endroit où vivre et, surtout, de les accepter.

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