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La présumée victime témoigne au procès de Blessing Dugbeh

Blessing Dugbeh, à son arrivée au palais de justice de Sherbrooke.

Blessing Dugbeh, à son arrivée au palais de justice de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le procès de Blessing Dugbeh, accusé entre autres d'agression sexuelle en groupe et de menace de mort, s'est poursuivi mardi au palais de justice de Sherbrooke. La journée a été entièrement consacrée au témoignage de la présumée victime.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Marie-Eve Phaneuf, a d'abord complété l'écoute de l'interrogatoire vidéo de la jeune femme faite aux policiers du Service de police de la Ville de Sherbrooke en février 2018.

Dans cette déclaration de plus de deux heures, la jeune femme raconte sa version du déroulement de la soirée du 12 février 2017.

La victime y explique qu'une amie l'aurait invitée à la rejoindre chez d'autres amis. Sur place, elle aurait remarqué plusieurs garçons, dont un qui lui plaisait.

Ils auraient discuté, écouté de la musique et des vidéos jusqu'à ce que certains d'entre eux commencent à parler d'orgie.

Ils lui auraient demandé si elle était intéressée, ce à quoi elle affirme avoir répondu par la négative.

Elle aurait ensuite quitté la pièce avec le garçon qui lui plaisait pour se rendre dans une chambre, raconte-t-elle.

Ils se seraient embrassés et touchés. C'est à ce moment que plusieurs garçons seraient entrés dans la pièce.

La présumée victime affirme alors s'être retrouvée entourée de plusieurs jeunes hommes, dont Blessing Dugbeh.

Ce dernier l’aurait touchée et l’aurait forcée à commettre des actes sexuels, bien qu'elle dit avoir verbalement refusé à plusieurs reprises.

Craintes et intimidation

Dans son interrogatoire, Me Phaneuf lui a aussi demandé si Blessing Dugbeh portait un condom lorsqu'il l'aurait forcé à lui faire une fellation. La jeune femme a répondu par la négative.

Un peu plus tard, la présumée victime est venue également dire à la cour que quelques jours après avoir porté plainte, l'enquêteur au dossier, Mathieu Sirois, lui a téléphoné pour lui apprendre que l'accusé était porteur du VIH. Aucune autre question n'a été posée en lien avec cette affirmation.

La présumée victime a poursuivi son témoignage en énumérant les conséquences qui auraient découlé de cet événement. Elle dit, entre autres, craindre les hommes.

Elle raconte avoir subi de l'intimidation sur les réseaux sociaux depuis cette soirée.

La journée s'est terminée avec le début du contre-interrogatoire de la défense qui se poursuivra mercredi.

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