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Québec veut augmenter la production de gaz naturel local

L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup cessera de brûler son méthane d'ici la fin du mois de juin.

Québec souhaite augmenter le nombre d'usines de biométhanisation sur son territoire.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Le gouvernement Legault veut augmenter la part de gaz naturel produit au Québec à partir de déchets organiques, mais sans cibles contraignantes.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, en a fait l'annonce mardi en conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Un projet de règlement actuellement sur la table prévoit que les usines de biométhanisation devront produire l'équivalent de 1 % de la consommation de gaz naturel du Québec à compter de l'année tarifaire 2020. Cette proportion équivaut à 60 millions de mètres cubes.

C'est facile en fin de compte : le 1 %, on est déjà presque à 0,5 % actuellement, et, juste avec les projets qui sont en cours, le 1 % devrait être atteint.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien

L'objectif est d'atteindre 5 % en 2025. C'est un « crescendo responsable » qui a été convenu par consensus avec l'industrie, a expliqué le ministre, qui n'écarte pas la possibilité que les cibles soient revues à la hausse.

Cependant, le projet de règlement ne prévoit pas de sanctions si la cible n'est pas atteinte.

Le ministre Jonatan Julien a expliqué le procédé : la décomposition des déchets organiques et des boues produit du gaz naturel, qui est récupéré et acheminé par pipeline aux consommateurs.

« Actuellement, il y a un appétit pour ces énergies renouvelables là, les gens en veulent pour se positionner comme carboneutres », a-t-il dit, en évoquant l'Université Laval, l'Université de Sherbrooke et L'Oréal.

L'usage de 60 millions de mètres cubes de gaz produit par biométhanisation permet de réduire les émissions de 114 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES), soit l'équivalent de 28 000 véhicules par année. Donc 5 % de l'approvisionnement provenant de la biométhanisation équivaudrait à soustraire les émissions de 140 000 véhicules par année.

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