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La FIQ réclame une enquête sur la gestion du CISSS-AT

Un homme sourit à la caméra devant une affiche indiquant «Nous, on parle santé».
Michael Bouchard, président de la FIQ en Abitibi-Témiscamingue Photo: Radio-Canada / Jean-Marc Belzile
Jean-Marc Belzile

La Fédération interprofessionnelle de la santé en Abitibi-Témiscamingue, la FIQ, demande au ministère de la Santé d'ouvrir une enquête sur la gestion des ressources humaines faite par le Centre intégré de santé et de services sociaux en Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT).

La FIQ n'est pas convaincue que le manque de personnel infirmier dans le réseau de la santé a vraiment été causé par la pénurie de main-d'oeuvre. Le syndicat croit qu'il s'agit davantage d'un problème de gestion.

Dans le rapport annuel du CISSS-AT on y apprend que 1561 infirmiers ou infirmières étaient à l'emploi de l'organisation en 2017-2018. C'est 18 de moins qu'il y a quatre ans, soit en 2014-2015.

Le président de la FIQ en Abitibi-Témiscamingue, Michael Bouchard, croit donc que la pénurie de main-d'oeuvre est exagérée par le CISSS-AT.

18 infirmières, c'est certain que c'est impossible que ça explique l'étendue ou l'ampleur de la pénurie annoncée en ce moment par le CISSS-AT. Nous, ce qu'on a comme conviction, c'est que c'est un facteur qui fait partie, mais ça n'explique pas tout. Au niveau de la gestion, on se pose beaucoup de questions, fait-il valoir.

Les congés maladie qui sont à la hausse pourraient expliquer en partie la baisse de personnel, selon la FIQ, mais comme le nombre d'heures travaillées par le personnel infirmier a baissé de moins de 1 % entre 2014 et 2018, le syndicat ne s'explique pas pourquoi les services ont été diminués. Michael Bouchard demande l'intervention du ministère de la Santé.

Soit supporter, regarder, faire une analyse, un rapport, une enquête pour voir comment ça se passe au niveau de l'administration de l'établissement ici. Moi je pense que ce serait intéressant pour le ministère d'avoir un bon aperçu de comment ça se passe ici, lance-t-il.

Le CISSS-AT dit tout mettre en oeuvre

La présidente-directrice générale adjointe du CISSS-AT, Caroline Roy, assure que tout est fait pour assurer le meilleur service aux patients avec les ressources disponibles.

Présentement, on fait face à une situation où la disponibilité de nos ressources au sein de l'établissement fait en sorte qu'on doit planifier et mettre en oeuvre des contingences de service, ce qui veut dire concentrer nos efforts pour le maintien de nos services essentiels actuellement, indique-t-elle.

La semaine dernière, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a assuré avoir pleinement confiance en la direction actuelle. Au ministère de la Santé, on assure que rien n'a changé depuis et qu'ils travaillent toujours en collaboration, notamment dans le dossier de l'unité d'obstétrique à La Sarre.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé