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Accusé de délit d'initié, l'ex-patron d'Amaya poursuit l'AMF pour 2 millions

David Baazov photographié à côté d'un écran où l'on voit le nom Amaya.

David Baazov affirme qu'il y a eu des manquements dans l'enquête de l'Autorité des marchés financiers au moment du dépôt des accusations.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

La Presse canadienne

Estimant que l'Autorité des marchés financiers (AMF) a déposé des accusations « abusives » et « malicieuses » contre lui en 2016 dans une affaire de délit d'initié alors qu'il dirigeait le géant du jeu en ligne Amaya, David Baazov réclame maintenant 2 millions de dollars au gendarme boursier québécois.

Une requête introductive d'instance a été déposée à cet effet, la semaine dernière, auprès de la Cour supérieure du Québec.

Le procès de l'homme d'affaires et de ses coaccusés s'était interrompu brusquement, en juin dernier, après que le juge Salvatore Masci, de la Cour du Québec, eut ordonné un arrêt des procédures tout en écorchant le travail de l'AMF.

M. Baazov avait plaidé non coupable à cinq chefs d'accusation, dont celui d'influencer ou de tenter d'influencer la valeur marchande des titres d'Amaya, qui poursuit aujourd'hui ses activités sous le nom de The Stars Group et qui a déménagé son siège social à Toronto.

L'affaire concernait l'acquisition du site de jeu en ligne PokerStar, réalisée en 2014 au coût de 4,9 milliards de dollars américains et permettant à Amaya de devenir la plus grande société de poker en ligne du monde.

Dans sa liste de reproches adressés à l'AMF, M. Baazov souligne des manquements dans l'enquête du gendarme boursier québécois au moment du dépôt des accusations, en mars 2016.

La conduite de l'Autorité a été jugée tellement irresponsable et insensée que la Cour du Québec a dû prendre ses distances par l'entremise d'un arrêt des procédures, non seulement pour protéger le droit de M. Baazov et [de ses coaccusés] à un procès équitable, mais pour protéger l'intégrité du système judiciaire dans son ensemble.

Extrait de la poursuite

Le porte-parole de l'AMF, Sylvain Théberge, a estimé par courriel que la poursuite de M. Baazov était « non fondée », ajoutant que le gendarme boursier avait l'intention de la « contester vigoureusement ».

« Par respect pour le processus judiciaire, nous ne ferons aucun autre commentaire », a-t-il écrit.

S'il obtient gain de cause au terme des procédures judiciaires, l'ancien patron d'Amaya indique qu'il compte verser les 2 millions réclamés à l'AMF à cinq organismes de bienfaisance montréalais.

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