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L’élimination de la plaque d’immatriculation avant est « ridicule » selon les chauffeurs d’autobus scolaires

Vue de l'avant d'un autobus scolaire de l'Île-du-Prince-Édouard.
Les chauffeurs d'autobus scolaires s'inquiètent de ne plus pouvoir identifier les automobilistes qui les dépassent illégalement. Photo: Julien Lecacheur
Radio-Canada

Les automobilistes qui dépassent illégalement les autobus scolaires représentent une vraie épidémie, et le gouvernement de Blaine Higgs est sur le point de faciliter la chose pour les délinquants, selon le président du Syndicat canadien de la fonction publique, représentant les conducteurs d'autobus scolaires du Nouveau-Brunswick.

Le gouvernement progressiste-conservateur a annoncé il y a une semaine vouloir éliminer la plaque d’immatriculation à l’avant des véhicules, ce qui faisait d’ailleurs partie des promesses électorales de Blaine Higgs. Cela pourrait être appliqué dès le mois d’avril. C’est le ministre des Finances, Ernie Steeves, qui en a fait l’annonce lors de la présentation du budget, mardi dernier.

Les chauffeurs d’autobus scolaires de la province assurent ne pas avoir été consultés par le gouvernement. Pourtant, ils se sentent particulièrement concernés : la plaque avant leur permet d’identifier plus facilement les automobilistes qui les dépassent illégalement, soit lorsque les lumières rouges de l’autobus clignotent.

Laissez les plaques sur les véhicules, lance Brien Watson, président du SCFP 1253. C’est complètement ridicule. Qu’est-ce qu’on va dire [aux policiers] ? Que c’est une Honda rouge ? Un camion noir ? C’est tout ce qu’on pourra leur dire.

Le dépassement illégal, une épidémie

Le nombre de conducteurs dépassant illégalement les autobus scolaires a pris une ampleur épidémique, selon Brien Watson.

Il y a eu plus de 3000 incidents rapportés au Nouveau-Brunswick en seulement un mois.

Brien Watson, président du SCFP 1253

Le danger du dépassement illégal des autobus scolaires a été mis en lumière en novembre dernier. Un garçon de cinq ans de Irishtown a été frappé par un véhicule utilitaire sport alors qu’il montait à bord d’un autobus.

Des conséquences plus importantes pour les fautifs

Seulement quatre provinces demandent encore une plaque d’immatriculation à l’avant des véhicules : l’Ontario, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick.

Selon Brien Watson, les conséquences pour les automobilistes fautifs sont plus importantes dans les provinces qui ne demandent plus de plaque avant. Il donne l’exemple de l’Île-du-Prince-Édouard, où un conducteur qui dépasse illégalement un autobus scolaire peut recevoir une contravention de 5000 $ et perdre son permis pour trois mois.

D'après les informations de Jordan Gill de CBC

Nouveau-Brunswick

Prévention et sécurité