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Pitbull de Montréal-Nord : un juge refuse de casser l'ordre d'euthanasie

Un chien qui a la bouche ouverte pour haleter regarde droit devant lui. Il est assis dans une voiture de police et une sorte de licou semble être mis sur lui.

Le chien qui a attaqué, selon des témoins, deux enfants dans l'arrondissement de Montréal-Nord.

Photo : Courtoisie / Sylvain Proulx

La Presse canadienne

Ça semble être la fin pour le pitbull qui a attaqué quatre enfants et deux adultes en août 2018 à Montréal-Nord : un juge vient de refuser de casser l'ordre d'euthanasie prononcé par la municipalité.

Après cette attaque hautement médiatisée, l'arrondissement de Montréal-Nord a immédiatement déclaré l'animal « chien dangereux ».

Sa propriétaire, Christa Frineau, avait confié son chien d'un an, pesant 70 livres et appelé Shotta, à une connaissance. Le lendemain, la bête s'en est prise à quatre enfants et deux adultes, causant des blessures graves à certains d'entre eux. Le chien a été saisi et confié à la SPCA.

Comme la police envisageait de recommander des accusations criminelles contre la gardienne temporaire du chien, l'euthanasie avait été suspendue. Le 18 mars dernier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a indiqué qu'aucune accusation ne serait portée.

Un refuge américain, qui voulait sauver le chien, a demandé au tribunal qu'il lui soit confié. Mme Frineau s'est jointe à la demande pour éviter que Shotta ne soit mis à mort.

Dans sa décision rendue mardi, le juge Lucasz Granosik de la Cour supérieure a refusé cette demande.

D'abord, il juge que la propriétaire a trop tardé – sept mois – avant d'attaquer la décision de l'arrondissement décrétant l'euthanasie.

Quant au refuge américain, Road to Home Rescue Support (RHRS), il n'a pas le droit de formuler pareille demande devant un tribunal québécois, tranche le magistrat. L'organisme n'est ni propriétaire ni gardien de l'animal.

« Le tribunal n'est enfin pas convaincu – et aucune preuve n'a été administrée en ce sens – qu'il est dans la mission de RHRS de secourir tous les animaux, peu importe où ils se trouvent à travers le monde », est-il écrit dans la décision.

Finalement, le règlement dont s'est servi l'arrondissement de Montréal-Nord est valide, juge-t-il, malgré les efforts de Mme Frineau pour le faire déclarer inopérant.

La municipalité a le pouvoir d'ordonner l'euthanasie d'animaux jugés dangereux, confirme le magistrat.

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