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Pères Maristes : la plaignante était consentante, dit l'élève accusé d'agression sexuelle

Enseigne du Séminaire des Pères Maristes photographiée en hiver.
Le Séminaire des Pères Maristes, à Québec Photo: Radio-Canada / Carl Boivin
Yannick Bergeron

Un élève du Séminaire des Pères Maristes reconnaît avoir eu des contacts sexuels avec une plaignante, mais il croit qu'elle était consentante.

Cet adolescent est le seul accusé d'agression sexuelle, dans l'affaire de l'échange de photos intimes de trois adolescentes.

Après avoir reconnu son implication dans les échanges d'images explicites, comme trois autres élèves l'ont fait avant lui, il a plaidé coupable à des accusations de leurre, de possession de pornographie juvénile et d'avoir rendu accessible des photos intimes sans consentement.

En plus des photographies, il a également obtenu une vidéo explicite de l'une des élèves.

Par contre, l'ado nie avoir commis des agressions sexuelles sur une des victimes.

La plaignante visiblement nerveuse

La plaignante, visiblement nerveuse, a pour sa part témoigné pour la toute première fois devant le tribunal de la jeunesse.

Elle a rapporté plusieurs gestes qui auraient été commis par l'accusé. Il lui flattait les cuisses lors de travail d'équipe ou encore lui tapait les fesses lorsqu'ils se croisaient dans la rangée des casiers, selon sa version.

« Elle me faisait des sourires, elle riait », a témoigné l'accusé, disant que l'attitude de la plaignante lui laissait croire qu'elle était consentante.

Selon la plaignante, le garçon a commencé à agir de la sorte après que les photos intimes de la victime aient commencé à circuler.

Les deux adolescents disent qu'ils étaient à l'époque « de très bons amis ».

Amis jusqu'à l'arrestation

Lors de son contre-interrogatoire, l'avocate de l'accusé, Me Stéphanie Pelletier-Quirion, a fait admettre à la plaignante qu'elle était restée amie avec l'accusé jusqu'à son arrestation.

D'ailleurs, le garçon s'est dit surpris d'apprendre qu'il était accusé d'agression sexuelle.

« Je n'y croyais pas. Je capotais vraiment », a-t-il déclaré devant le juge Dominic Pagé.

« Si j'avais vu qu'elle ne consentait pas, j'aurais arrêté tout de suite », a-t-il juré.

Dans son témoignage, l'adolescente a pour sa part affirmé avoir repoussé l'accusé à plusieurs reprises, mais sans succès.

Plaidoiries

Dans sa plaidoirie, l’avocate de la défense Stéphanie Pelletier-Quirion a répété que la plaignante était consentante. Si ce n'était pas le cas, il s'agit d'un cas de croyance sincère, mais erronée du consentement.

La poursuite, représentée par Me Hugo Breton, a plaidé que l’adolescent ne s’est pas assuré du consentement.

La décision du juge Dominic Pagé sera rendue le 10 mai.

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