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Immobilisation des 737 MAX : les compagnies responsables des inconvénients?

L'empennage-arrière de deux avions 737 MAX de Boeing.
Deux Boeing 737 MAX 8 sur le tarmac d'un aéroport international Photo: Associated Press / Ted S. Warren
Radio-Canada

Selon le défenseur des droits des passagers Gabor Lukacs, les compagnies aériennes ont la responsabilité de prévenir les inconvénients liés à l'immobilisation au sol des Boeing 737 MAX, interdits de vol au Canada après deux écrasements mortels d'appareils MAX 8 en cinq mois.

Lorsque Terry Cashin a réservé ses billets pour se rendre à San Diego depuis Abbotsford, dans la vallée du Fraser, avec une escale à Calgary, il ne croyait pas que son voyage lui prendrait plus d’une journée.

Il affirme que WestJet a indiqué que l’immobilisation au sol de ses Boeing MAX 8 a causé une modification de l’horaire des vols : celui partant d’Abbotsford pour Calgary aurait lieu un jour avant le vol Calgary-San Diego, ce qui le force à dormir une nuit dans la métropole albertaine.

La compagnie aérienne, qui possède 13 avions MAX 8 dans sa flotte de 175 appareils, affirme ne pas être responsable des coûts occasionnés par ce changement.

« Je comprends qu'elle ne soit pas responsable, explique Terry Cashin. Mais, lorsque j'ai dit que ça me coûterait environ 200 $ pour l’hôtel et les repas, on m’a répondu : “Désolé, ce sont vos propres dépenses.” »

J’ai trouvé que c’était injuste.

Terry Cashin

Des retards « incontrôlables »

WestJet explique que l’immobilisation des Boeing MAX tombe dans sa politique des « annulations et retards incontrôlables », ce qui ne donne pas lieu à un remboursement des dépenses de ses clients.

Le défenseur des droits des passagers Gabor Lukacs, de l’organisme Air Passengers Rights (Droits des passagers aériens), croit que l’entreprise a eu assez de temps pour déterminer comment prendre en charge ses clients.

« La compagnie aérienne ne peut pas juste pointer du doigt l’immobilisation des Boeing 737 MAX, dit-il. Ce n’est pas assez : elle a la responsabilité de prendre toutes les mesures raisonnables pour prévenir les préjudices envers les passagers. »

Selon lui, elle pourrait s'en acquitter en transférant les voyageurs sur un autre vol ou même en louant un avion d'une autre compagnie.

Gabor Lukacs recommande aux passagers de rendre compte de leur situation aux représentants du service à la clientèle et de ne pas hésiter à réclamer une indemnisation en cour, s’il le faut.

« Si les compagnies aériennes reçoivent des centaines ou des milliers de réclamations, elles devront payer, soutient-il. S’il y en a plusieurs de la même nature, cela pourrait même se transformer en recours collectif. »

Avec des informations de Megan Batchelor

Colombie-Britannique et Yukon

Transports