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Des chauffeurs en colère brûlent des enseignes de taxi et leurs pantalons

Les chauffeurs récalcitrants ont mis le feu à des enseignes au centre-ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Alain Rochefort

Après avoir ralenti la circulation, des grévistes se sont réunis au centre-ville de Québec, où ils ont mis le feu à des enseignes de taxi, mardi matin.

Certains ont même lancé leurs pantalons dans les flammes pour exprimer l'idée « qu'ils perdent tout » avec la réforme de l'industrie du taxi.

Plusieurs chauffeurs disent avoir versé des sommes avoisinant 150 000 $ ou 200 000 $ pour se procurer des permis. Ils craignent que cet investissement ne vaille plus rien si le projet de loi 17 est adopté.

Des chauffeurs de taxi brûlent leur enseigne.

« Je suis handicapé, a raconté l'un des manifestants en colère. Comprenez-vous? Je ne peux plus travailler ailleurs. C'est tout mon investissement ».

Au ralenti

Avant de réaliser ce « coup d'éclat » qu'ils avaient promis, environ 200 chauffeurs de taxi ont d'abord ralenti les automobilistes qui se dirigeaient vers le centre-ville de Québec à partir du secteur de Sainte-Foy.

À l'heure de pointe, les chauffeurs grévistes ont formé un cortège, roulé à très basse vitesse et klaxonné pour exprimer leur mécontentement.

Les chauffeurs ralentissent la circulation sur le boulevard Laurier en direction du centre-ville de Québec.

Les chauffeurs ralentissent la circulation sur le boulevard Laurier en direction du centre-ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Reprise du travail

Ils ont fourni à la police l’itinéraire de leur manifestation afin que celle-ci soit légale.

Ils ont mis entre 2 h 30 et 3 h pour se rendre du secteur de Sainte-Foy à la colline Parlementaire.

En fin d'avant-midi, le cortège a repris la route en direction de l'aéroport Jean-Lesage.

Les grévistes comptent mettre fin à leur manifestation à 13 h et reprendre le travail.

En colère

Les chauffeurs devaient initialement faire une grève d’un jour lundi, mais les propos tenus par le ministre François Bonnardel ont provoqué la colère de plusieurs d’entre eux.

« On a entendu le ministre Bonnardel dire que l'offre qu'il a faite est finale, ce qui a mis en colère les gens qui étaient devant son bureau en train de manifester. C'est ce qui a poussé les gens à dire : “On va continuer jusqu'à ce qu'il nous écoute” », explique Hicham Berouel, président de Taxi Lévis, qui représente environ 1000 chauffeurs de taxi sur les deux rives du fleuve dans la grande région de Québec.

Environ 200 chauffeurs sont sur place.

Environ 200 chauffeurs sont sur place.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

S'expliquer à la clientèle

Québec prévoit des indemnisations totalisant 500 millions de dollars, mais cette somme, une fois partagée, ne permettra pas à plusieurs d’entre eux de récupérer leur investissement.

Une rencontre entre le ministre Bonnardel et les représentants des chauffeurs est prévue pour cet après-midi à Montréal.

Avec les informations de Pascal Poinlane

Société