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Il produit du sirop d’érable… d’outre-tombe

L'entaille d'un érable qui se dresse au milieu de pierres tombales.

Don Creamer récolte la sève de quelques érables dans le cimetière Fernhill, à Saint-Jean.

Photo : CBC/Julia Wright

Radio-Canada

Un résident de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, produit du sirop d'érable avec de la sève récoltée dans un cimetière.

Don Creamer installe des tubes et des cruches sur des érables du cimetière Fernhill chaque printemps depuis quatre ans.

Ses activités attirent parfois l’attention de passants dans le cimetière. Certaines personnes pensent que c’est un peu étrange, mais ça va, affirme M. Creamer.

Des gens ont qualifié sa production de macabreune ou deux fois, reconnaît Don Creamer, qui ne s’en fait pas pour autant. Il dit savoir et aimer ce qu’il fait.

Le cimetière Fernhill a été fondé en 1848 et il est le plus grand dans l’est du Canada. Il s’étend sur 200 acres et il compte 43 000 tombes.

Les huit arbres desquels il récolte la sève sont âgés de centaines d’années, selon le directeur général du cimetière, Doug Forbes. Ils étaient probablement déjà là avant la fondation du cimetière, dit-il.

Don Creamer produit environ 24 bouteilles de sirop d’érable chaque année. Il ne gagne aucun profit, explique-t-il, car il donne la majorité des bouteilles à sa famille et à des amis.

Selon lui, la seule préoccupation des membres du conseil d’administration du cimetière était la santé des arbres en question. Une fois rassurés, dit-il, ils lui ont permis d’exercer cette activité.

Qu’en est-il du goût?

Le sol des cimetières peut contenir des substances qui entraînent de graves conséquences si elles sont consommées. D’anciens modèles de cercueils étaient doublés de plomb ou même entièrement fabriqués de plomb, et certains fluides pour embaumement contenaient de l’arsenic.

Gros plan sur une cruche en plastique au pied d'un arbre ayant l'air d'être très ancien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Certains arbres étaient déjà présents avant la fondation du cimetière Fernhill en 1848.

Photo : CBC/Julia Wright

Il n’y a aucun risque que les impuretés présentes dans le sol soient absorbées par les racines des arbres, selon Doug Forbes, qui a lui-même goûté au sirop d’érable de M. Creamer. La majorité des racines de ces arbres ne descendent qu’à une faible profondeur, dit-il.

Il n’y a aucune raison de s’inquiéter, affirme Don Creamer.

Il fait bouillir la sève durant toute une journée et il filtre soigneusement le tout avant d’embouteiller le sirop, explique-t-il.

C’est sucré. C’est excellent.

Don Creamer

Le sirop est foncé et c'est ce qui fait sa qualité, conclut Don Creamer.

Avec les renseignements de Julia Wright, de CBC

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