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Suspension des échanges de tirs entre Israël et Gaza

Une femme est assise sur des débris.
Une femme assise devant les débris de sa maison à Gaza détruite par les bombes israéliennes. Photo: AFP/Getty Images / MAHMUD HAMS
Reuters

La flambée de violence de ces dernières heures à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, déclenchée lundi matin par un tir de roquette près de Tel-Aviv, est retombée mardi matin, après des échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hamas jusque tard dans la nuit, mais les tensions restent vives.

Israël a lancé sa riposte au tir sur Tel-Aviv, qui a fait sept blessés, en lançant dans l'après-midi une série de raids aériens sur des positions du Mouvement de résistance islamique dans l'enclave côtière palestinienne. Cinq Palestiniens ont été blessés.

L'État hébreu a également déployé des renforts à la frontière.

Dans la soirée, le Hamas et plusieurs factions armées de Gaza ont annoncé dans un communiqué qu'un cessez-le-feu avait été conclu sous la médiation de l'Égypte, au moment même où l'aviation israélienne poursuivait ses frappes.

Aucun commentaire n'a été effectué par les autorités israéliennes, mais le calme était revenu mardi matin.

Israël reste en alerte, a cependant déclaré l'armée dans un communiqué, se disant prête à faire face à divers scénarios.

Les écoles israéliennes situées près de la frontière sont restées fermées et les habitants ont reçu ordre de rester à proximité des abris aériens.

À Gaza, certaines universités ont également fermé, mais les écoles publiques ont ouvert leurs portes, même si de nombreux parents ont préféré garder leurs enfants à la maison.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui brigue un nouveau mandat lors des élections législatives du 9 avril, avait promis une réaction « forte » après le tir palestinien.

Il a décidé d'écourter la visite qu'il avait entamée dimanche aux États-Unis.

La situation est très tendue à la frontière entre la bande de Gaza et l'État hébreu depuis qu'ont débuté l'an dernier des manifestations « pour le droit au retour » en Israël des réfugiés palestiniens de 1948 et de leurs descendants.

Les Palestiniens célébreront en fin de semaine le premier anniversaire du début de ces manifestations.

Environ 200 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le début de ces rassemblements, le 30 mars 2018.

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