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SNC-Lavalin « consternée » par la rupture d'un contrat au Chili

Des camions suivent un chemin en serpentin pour descendre et remonter de la mine.
Des camions transportent du cuivre dans la mine de Chuquicamata, au Chili. Photo: Reuters / Ivan Alvarado
La Presse canadienne

La société d'État du secteur du cuivre au Chili, Codelco, affirme avoir mis fin à son contrat avec SNC-Lavalin, accusant l'entreprise québécoise d'ingénierie de ne pas avoir respecté ses obligations.

SNC-Lavalin se dit « consternée » et « surprise » par la décision de Codelco.

La société d'État soutient que SNC-Lavalin n'a pas respecté ses engagements en vertu d'un contrat de près de 350 millions de dollars lié à l'une des plus grandes mines de cuivre au monde, soulignant des problèmes de qualité et des retards dans les paiements à des sous-traitants et dans l'exécution du projet.

Le contrat, décerné en novembre 2016, comprenait l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction de deux nouvelles usines d'acide pour une fonderie à la mine Chuquicamata, située dans le nord du Chili.

La firme d'ingénierie a abaissé ses prévisions de bénéfices pour l'exercice 2018 à deux reprises en deux semaines plus tôt cette année, principalement à cause des problèmes relatifs à ce projet et de la glissade de ses actions à des creux de 10 ans, à environ 34 $.

SNC-Lavalin a annoncé le mois dernier avoir convenu de régler un litige avec la société minière chilienne par l'entremise d'un processus d'arbitrage accéléré, qui devait permettre de récupérer dans le futur une partie importante de pertes d'environ 350 millions de dollars.

SNC-Lavalin a confirmé par communiqué que Codelco avait mis fin au contrat et « entamé un prélèvement sur ses garanties bancaires d'un peu plus de 55 millions de dollars ».

« Nous sommes d'avis que la résiliation de ce contrat est non fondée et constitue un manquement à l'entente conclue de bonne foi par les parties prenantes », a fait valoir l'entreprise établie à Montréal.

Une route partiellement affaissée apparaît dans un paysage désertique. Cette photo datant du 8 février dernier montre la route qui conduit à la mine de cuivre de Chuquicamata tandis qu'elle a été endommagée par de fortes pluies. Photo : Reuters / Stringer

« Il est à noter que Codelco a pris cette décision après que SNC-Lavalin l'eut informée ouvertement de l'état d'avancement des travaux, à sa demande. Cet état d'avancement a montré des retards dus aux conditions du chantier, qui étaient de la responsabilité de Codelco, ainsi que des travaux injustifiés et de piètre qualité réalisés par les sous-traitants principaux en construction », a-t-on ajouté.

SNC-Lavalin a dit préparer le processus d'arbitrage en vue « de récupérer le plus possible les pertes », qui sont imputables directement au client et « à la piètre performance des sous-traitants ».

Économie