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Le ministre de l’agriculture manitobain veut aller en Chine pour régler la crise du canola

Le ministre de l’Agriculture du Manitoba, Ralph Eichler.
Le ministre de l’Agriculture du Manitoba, Ralph Eichler, estime qu'un voyage en Chine est le moyen le plus rapide de régler la question de l'arrêt de l'importation du canola. Photo: Radio-Canada / Riley Laychuk
Radio-Canada

Le ministre de l'Agriculture du Manitoba, Ralph Eichler, a annoncé lundi qu'il estime que le Canada doit envoyer des représentants en Chine pour régler la question du boycottage du canola.

« Nous devons aller en Chine pour régler ce problème. Le plus tôt sera le mieux », affirme Ralph Eichler.

Au début du mois, les autorités chinoises ont révoqué les permis de vente du principal distributeur canadien de canola, Richardson International. Elles affirmaient que leur décision était liée à la présence de parasites dans les graines. Richardson International rejette, pour sa part, ces allégations.

Le Conseil canadien du canola précisait, vendredi dernier, que les importateurs chinois avaient décidé de fermer la porte à toute production canadienne de graines de canola.

Certains acteurs du marché estiment que la décision chinoise est politique et est une réponse à l'arrestation, par le Canada, de Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur du géant technologique chinois Huawei.

« Il y a beaucoup de raisons qui circulent, ce qui rend les choses plus compliquées que cela ne devrait l'être », affirme le président de Manitoba's Keystone Agricultural Producers, Bill Campbell.

Il ajoute qu'un contrecoup est à prévoir pour les producteurs : « Cela se ressentira sur le prix du canola. C’est important pour l’ensemble du paysage agricole. »

Près de 40 % des graines de canola canadiennes ont été exportées en Chine, l’an dernier, ce qui représentait un montant de près de 2,7 milliards de dollars.

Le ministre Ralph Eichler suggère que le Manitoba pourrait s’associer à la Saskatchewan et au gouvernement fédéral afin d'envoyer une mission de négociation en Chine.

« Nous savons que le pays a besoin de canola », affirme le ministre.

« C’est au gouvernement fédéral qu’il revient de prendre l'initiative. Nous savons que les agriculteurs ont des décisions à prendre et espérons que nous pourrons leur donner des réponses avant d'appuyer sur le bouton d'urgence », ajoute-t-il.

La dispute autour du canola tombe en effet avant la période de semis. C'est le moment où les agriculteurs pèsent le pour et le contre du type de culture qu’ils envisagent de faire cette année.

Le président de l’Association des producteurs de canola du Manitoba, Charles Fossay, précisait toutefois à CBC/Radio-Canada, vendredi dernier, que, bien que les fermiers soient inquiets, il n’avait, pour le moment, pas entendu dire que certains envisageaient de changer de type de récolte.

« Cette situation doit aboutir à une conclusion concrète d’une façon ou d’une autre, de sorte que nous puissions semer en toute confiance. Nous avons déjà des personnes qui se sont lancées dans l’achat de graines et de fertilisants », conclut Bill Campbell.

Avec des informations de Riley Laychuk

Manitoba

Agriculture