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Lock-out à l’ABI : François Legault accepte de rencontrer les travailleurs

Des travailleurs en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour inc. manifestent dans les rues de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les travailleurs en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour n'auront pas eu à se rendre jusqu'à Québec pour obtenir une réponse du gouvernement : le premier ministre François Legault a convoqué les deux parties impliquées dans le conflit de travail pour discuter du contrat d'électricité de l'aluminerie.

Le bureau du premier ministre a contacté le Syndicat des métallos et la direction d’Alcoa pour les inviter à une rencontre qui doit avoir lieu lundi prochain. Le ministre du Travail, Jean Boulet, sera également présent.

Ce geste du premier ministre survient quelques heures après qu'environ 200 travailleurs de l’ABI aient entrepris une marche symbolique de deux jours qui doit les mener de Trois-Rivières à Québec.

Les travailleurs avaient prévu se rendre à l’Assemblée nationale du Québec pour exiger une rencontre avec le premier ministre afin de lui demander d’inciter Alcoa à mettre fin au lock-out.

Mardi matin, les participants ont pris le départ au stade Stéréo+ de Trois-Rivières. Ils se sont par la suite rendus sur la rue des Forges devant les bureaux du ministre du Travail, Jean Boulet, et au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Les travailleurs ont dit qu’ils continueraient leur marche jusqu’à la place Laurier, à Québec, malgré le fait qu’une rencontre ait été planifiée avec le premier ministre.

Le contrat d’électricité mis en cause par le syndicat

Le Syndicat des métallos compte réitérer sa demande au gouvernement de renégocier le contrat d’approvisionnement en électricité entre Alcoa et Hydro-Québec.

Les Métallos souhaitent que Québec retire la clause de force majeure qui permet à la multinationale ne pas payer pour tout le bloc d'électricité qui lui est réservé. Selon le syndicat, cette clause déséquilibre le rapport de force entre les travailleurs et la direction.

En février dernier, Hydro-Québec rapportait par ailleurs avoir perdu 165 millions de dollars en 2018 en raison du conflit de travail.

Ce qui a ajouté l’insulte à l’injure pour les syndiqués, c’est l’augmentation salariale de 223 % en deux ans pour le PDG d'Alcoa.

Les quelque 1000 travailleurs de l’ABI ont été mis en lock-out le 11 janvier 2018.

Une journaliste intimidée

À la suite de la manifestation des travailleurs, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), section Mauricie, a déploré qu’une journaliste de TVA ait été invectivée par les manifestants.

La FPJQ indique que la journaliste Patricia Hélie a été injuriée et qu’on s’en est pris à elle en lui passant d’énormes drapeaux dans le visage. À certains moments, la journaliste aurait craint pour sa sécurité.

Les journalistes ne céderont jamais devant ce genre d’intimidation. Nous comprenons la frustration des lockoutés [sic], mais rien n’excuse ce genre de comportement, déclare par communiqué le président de la FPJQ, Stéphane Giroux.

Dans un communiqué diffusé plus tard en après-midi, le Syndicat des Métallos lance un appel au calme à ses membres, leur demandant de respecter le travail des journalistes et de les accueillir lors des activités syndicales.

Les journalistes ont un travail à faire et il est important qu’ils et qu'elles puissent le faire dans un climat harmonieux. Nous souhaitons la même chose dans nos environnements de travail, y déclare le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse.

Mauricie et Centre du Québec

Société