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L’Hôpital Saint-Boniface officialise son engagement envers la francophonie

Panneau à l'entrée de l'Hôpital Saint-Boniface
L'Hôpital Saint-Boniface veut développer ses services bilingues et sa signalétique. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Hôpital Saint-Boniface a signé lundi son adhésion à la Déclaration d'Ottawa au nom d'une francophonie canadienne en santé. Cette initiative vise à inspirer les établissements de santé à prioriser leurs actions dans le but d'améliorer les services de santé en français.

Le conseil d’administration de l’Hôpital avait déjà adopté à l'unanimité la Déclaration lors de sa réunion du mois de décembre 2018. Aujourd’hui, cet engagement est inscrit noir sur blanc.

Pour la présidente-directrice générale de l’hôpital Saint-Boniface, Martine Bouchard, c’est un pas de plus fait vers les francophones.

« On veut augmenter le 8 % de nos employés qui se sont déclarés bilingues, explique-t-elle. À l’accueil, présentement, 100 % de nos employés sont bilingues. À l’urgence, on avait un objectif de 80 % et on en a 83 % ».

Martine Bouchard précise que l'adhésion de son établissement à la Déclaration d’Ottawa est un engagement de la part du conseil d’administration, du comité exécutif et de l’ensemble du personnel.

Elle et son équipe entendent ainsi mettre en place des dispositions concrètes pour développer les services en français.

« On veut outiller notre personnel, bâtir nos compétences. On veut embaucher du personnel bilingue évidemment. On veut offrir des services d'interprètes. On travaille déjà étroitement avec les services d'interprètes de l’Office régional de santé de Winnipeg. On veut s'assurer qu’il y a une signalisation bilingue adéquate. », cite-t-elle en exemple.

Bien que l’Hôpital Saint-Boniface soit engagé dans sa mission de bilinguisme, Martine Bouchard reconnaît que le chemin est encore long.

« C’est difficile parce qu'il faut engager les gens à faire une offre active. La langue de travail, c’est l’anglais. C’est difficile de prouver qu’il y a des nécessités », précise la directrice générale.

Pour autant, Martine Bouchard estime que les services en français sont indispensables, surtout dans les services de santé.

« Quand on est en train de forcer et de lutter pour chercher des mots pour décrire dans quel état on se situe, c’est difficile », conclut-elle.

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