•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une coalition s'oppose au projet d'usine d'urée à Bécancour

Vue aérienne du parc industriel et portuaire de Bécancour

Le projet d'usine de production d'urée et de méthanol serait construit sur les anciens terrains de Norsk Hydro, à Bécancour.

Photo : ProjetBécancour.ag

Anne-Andrée Daneau

Une nouvelle coalition de citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec s'oppose à l'usine d'urée et de méthanol de Bécancour qui devrait s'installer dans le parc industriel dès 2022.

Alternatives Bécancour considère que la proposition actuelle d’usine de la société ProjetBécancour.ag, l'ancienne IFFCO-Canada, est encore plus polluante que la première.

Six groupes écologistes de la région, dont La planète s’invite, Mobilisation Climat Trois-Rivières et le Comité citoyen carboneutre de la MRC de Maskinongé, s’unissent dans cette dénonciation. Ils sont inquiets pour la santé de la population.

Les opposants évaluent que le projet générerait 630 000 tonnes de gaz à effet de serre annuellement.

C'est reconnu que le cancer du poumon peut être provoqué par la pollution atmosphérique, explique Valérie Houle, porte-parole du comité mobilisation climat Trois-Rivières. L'urée, avec la réaction chimique que ça fait dans le sol, après, ça s'en va dans l'atmosphère.

Valérie Houle.

Valérie Houle, porte-parole du comité mobilisation climat Trois-Rivières, est aussi infirmière.

Photo : Radio-Canada

Les opposants au projet ne voient pas l’utilité d’une si grande usine. Les emplois promis ne sont pas nécessaires, selon eux, à cause du manque de main-d'oeuvre qui sévit déjà dans la région.

Je pense que maintenant, on a développé des connaissances en agriculture biologique, on parle de permaculture, c'est plus ça qui est porteur d'avenir, croit François Poisson, porte-parole de la coalition Alternatives Bécancour. On va peut-être faire le pas et tourner le dos à ça, et là, on aurait construit une grosse usine.

Donner une chance au projet

Tous ne sont pas prêts à dire que le projet est totalement néfaste. Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, assure qu’il ne faut pas être alarmiste. Il ajoute que l’usine devra se soumettre aux analyses du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement pour avoir son accréditation, comme toutes les autres usines de la région.

On a un projet de 1,3 milliard et avant de commencer à l'étudier, on le ferme?

Donald Martel, député caquiste de Nicolet-Bécancour

Selon Donald Martel, le Parc industriel bénéficierait d'un projet comme celui-là.

L'idée de ces gens-là était faite au début. Moi, je dis qu'il y a déjà eu un projet IFCCO qui a été présenté, qui a passé l'étape du BAPE, qui avait eu une autorisation. Le projet a été modifié, c'est normal qu'on le représente au BAPE, mais ce n'est pas vrai que je vais inciter la population à contester ce projet-là.

Donald Martel

Donald Martel est député de Nicolet-Bécancour ne veut pas être alarmiste.

Photo : Radio-Canada

Le député envisage même une collaboration avec les écoles de la région, comme l’UQTR où des études pourraient être effectuées. Il aimerait qu’elles étudient la possibilité de récolter les émissions de gaz émises, dans le but d’en faire la transformation.

Les membres de la coalition Alternative Bécancour, eux, appellent les élus et les promoteurs du projet à les rencontrer.

Mauricie et Centre du Québec

Environnement