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Un programme pour logements abordables crée la controverse à Vancouver

Un paysage de tours à Vancouver et de grues présentes pour des travaux de construction.
Le programme Vancouver's Rental 100 permet aux promoteurs de déduire la redevance d'expansion, Development Cost Levies (DCLs), si l'immeuble est loué pour au moins 60 ans. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Radio-Canada

Plusieurs conseillers municipaux de Vancouver réclament la suppression d'un programme incitatif pour la construction de logements locatifs abordables. Les loyers des logements concernés par ce programme seraient encore inabordables pour la plupart des gens, selon eux.

Certains studios faisant partie du programme Vancouver's Rental 100 sont considérés comme « abordables », alors que leurs loyers atteignent 1600 $ par mois.

La conseillère municipale Adriane Carr, du Parti vert, estime que ce programme ne fait qu’augmenter la valeur marchande des biens mis en location et qu’il faut suspendre le programme le temps qu’il soit repensé.

Or, bien que le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, admette que le programme n'est pas parfait, il affirme qu’il doit continuer.

Selon lui, le programme pourrait devenir problématique si les promoteurs immobiliers ne voyaient plus d'intérêt dans la formule de location. « Nous sommes loin de ce scénario pour l’instant », précise-t-il toutefois.

Modifier le programme est une bien meilleure solution que le laisser tomber.

Kennedy Stewart, maire de Vancouver

Rayer le mot « abordable »

Kennedy Stewart reconnaît également que le programme ne devrait pas qualifier les logements ainsi offerts d'« abordables », alors qu’il ne le sont pas.

Ce sont des logements locatifs destinés au marché et nous devrions l’appeler comme cela.

Kennedy Stewart, maire de Vancouver

Ajuster le programme au marché actuel

En plus d’envisager de changer le nom du programme, Kennedy Stewart dit vouloir mieux l’adapter au marché actuel, qui a changé depuis la création du programme, en 2012.

Il a été adopté à une époque différente sur le marché du logement : lorsque les promoteurs d'immeubles en copropriété atteignaient environ 15 % de rendement, alors que les promoteurs locatifs n’en obtenaient que 5 %.

Kennedy Stewart, maire de Vancouver

« Mais la tendance s’inverse : les constructions de copropriétés deviennent moins rentables »,dit-il.

Kennedy Stewart accepte également de faire appel à des économistes immobiliers pour l’aider dans ce dossier qui consisterait essentiellement en « un réajustement fiscal », selon lui.

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