•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un traversier est resté pris dans les glaces entre la Côte-Nord et Terre-Neuve

Un brise-glace dans un océan gelé photographié du pont d'un bateau.
Le brise-glace Henry Larsen escortant le Qajaq. Photo: Envoyée par Hedley Ryland
Radio-Canada

Le navire Qajaq, qui assure la liaison entre Blanc-Sablon, en Basse-Côte-Nord, et St-Barbe, à Terre-Neuve, est resté pris dans les glaces du détroit de Belle Isle, la nuit dernière, malgré l'assistance d'un brise-glace.

La nuit a été froide pour les passagers du Qajaq, qui avait quitté le village québécois de Blanc-Sablon, à la frontière du Labrador, vers 17 h dimanche soir.

Le traversier, de conception norvégienne et exploité par Labrador Marine, était escorté par le brise-glace Henry Larsen de la Garde côtière canadienne.

Le Qajaq est venu, en janvier dernier, remplacer l'Apollo, qui effectuait la traverse auparavant. Ce dernier a alors été acheté par la Société des traversiers du Québec (STQ) pour assurer la liaison Matane–Côte-Nord. Une aventure de courte durée à laquelle a mis fin la STQ récemment en envoyant l’Apollo au rancart.

Selon Hedley Ryland, l’un des passagers qui ont passé la nuit sur le Qajaq, outre le froid, la situation était difficile à bord.

Il faisait très froid à bord du bateau, et il n'y avait pas de lits… nous devions essayer de dormir sur les sièges, raconte-t-il.

Les gens marchaient pour tenter de se réchauffer, explique-t-il également.

M. Ryland dit que lui et d’autres passagers étaient frustrés que le traversier ne puisse affronter la glace, et ce malgré la présence du brise-glace à ses côtés.

À certains moments, je pouvais presque m’étirer et toucher le Larsen, a-t-il confié à CBC.

Aucun traversier à la hauteur des glaces

L’armateur du Qajaq, Labrador Marine, explique que malgré l'aide du brise-glace, les conditions de glaces d’hier empêchaient le navire d’effectuer la traversée.

Le bateau est fait pour naviguer dans les mêmes conditions que l’Apollo. Le problème cette année, c'est que les conditions de glace sont terribles, explique Dave Leyden, de Labrador Marine.

Un bateau a deux étages.Selon Labrador Marine, le Qajaq a une puissance adéquate pour les traverses hivernales sur le détroit de Belle Iles, mais les conditions cette année affecteraient n’importe quel vaisseau. Photo : Courtoisie

Ça n’a pas été un bon hiver, point. Je suis avec Labrador Marine depuis 2000, quand l’Apollo est entré en service. Les hivers peuvent être des périodes difficiles. Celui-ci est le pire que j’ai vu… Et le mois de mars, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. C’est fou, s'exclame-t-il.

Plus tôt durant la journée, dimanche, le Qajaq était resté pris dans la glace. C’est pourquoi le brise-glace Larsen avait été appelé en renfort.

Durant la nuit cependant, le vent soufflait si fort que l’escorte a dû être annulée pour des raisons de sécurité.

L’équipage a fait ce qu’il a pu pour permettre aux passagers d’être confortables. De la nourriture a été distribuée et on a permis exceptionnellement aux passagers de se rendre dans le hangar à véhicules pour s'assurer du bien-être des animaux de compagnies demeurés dans les voitures.

Hiver difficile

Le Qajaq n’a pas réussi un seul voyage sans anicroche depuis le 5 mars, causant une grande frustration tant chez les passagers que chez l’opérateur du traversier.

Nous sommes ici pour fournir un service, pour transporter des gens à l’aller et au retour, dit Dave Leyden, bien conscient que de nombreux passagers ont dû annuler des réservations de voyages et des rendez-vous médicaux.

C’est une frustration pour eux [les passagers], et c'est frustrant aussi pour nous qui ne sommes pas capables de les aider… Ce navire est généralement apte [à fait la traversée dans ces eaux], mais aucun traversier n’opérera dans [les conditions] que vous voyez en ce moment, se désole-t-il.

Avec les informations de CBC

Côte-Nord

Transports