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De nouveaux locaux pour le Service intégré aux Premières Nations à l'Hôpital de Maniwaki

Des membres de la communauté autochtone sont présents lors d'une conférence de presse tenue à l'Hôpital de Maniwaki.
Depuis lundi, des soins de santé sont offerts spécifiquement à la communauté autochtone dans un nouveau centre installé dans l'Hôpital de Maniwaki. Photo: Radio-Canada / Yasmine Mehdi
Radio-Canada

Le Service intégré aux Premières Nations, qui offre des services sociaux et de santé adaptés aux réalités et aux coutumes des communautés autochtones, a officiellement donné le coup d'envoi à ses opérations dans ses nouveaux locaux, lundi, à l'Hôpital de Maniwaki.

L'inauguration a eu lieu en présence de représentants des communautés algonquines de Kitigan Zibi et du Lac-Barrière, qui sont les principales bénéficiaires de ces services.

Ça représente un gros changement, s'est exprimé Suzanne Nottaway, qui travaille en tant qu'agente de liaison auprès des jeunes autochtones qui quittent leur réserve afin de faire leurs études secondaires en ville.

Mme Nottaway a soutenu que tous les services sont là et très disponibles, au grand soulagement des membres de la communauté. Ces derniers n'auront plus à chercher partout pour obtenir du soutien.

On a déménagé dans des locaux qui nous permettent de mettre en place l'ensemble de nos activités.

Michelyne Gagné, directrice de la Protection de la jeunesse pour la région de l'Outaouais

Le déménagement du centre de service à l'Hôpital de Maniwaki a été réalisé dans un souci de rejoindre le plus de membres des communautés autochtones possible. À l'origine, les services s'adressaient davantage aux jeunes, mais un besoin s'est fait sentir avec évidence dans l'ensemble de la communauté.

Quand on a rencontré les gens des Premières Nations, on a voulu savoir ce dont eux avaient besoin. C'est à partir de ce qu'ils nous ont dit qu'on a bâti nos services, a expliqué Michelyne Gagné, directrice de la Protection de la jeunesse pour la région de l'Outaouais.

Mme Gagné a soutenu que les besoins des communautés autochtones sont importants au chapitre de la toxicomanie, de la santé mentale, de la violence conjugale, du logement et, bien entendu, de la santé physique.

On a un interprète qui vient de la communauté du Lac-Barriere qui peut traduire en algonquin, en anglais et en français, a-t-elle précisé. On offre aussi des ateliers pour des situations de négligence. On a les services d'un médecin et d'une infirmière pour les gens des Premières Nations qui n'ont pas de médecin.

L'équipe :

  • 1 gestionnaire
  • 5 intervenants
  • 1 infirmière clinicienne
  • 1 médecin
  • 1 auxiliaire familiale
  • 1 travailleuse sociale spécialisée en dépendance
  • 1 interprète
  • 2 aides sociales
  • 1 agent de liaison qui guidera les patients dans le système de santé

Mme Gagné a rappelé que certains Autochtones craignent de consulter les spécialistes du réseau public de la santé en raison de préjugés véhiculés à leur égard.

Je ne vous cache pas qu'il peut encore y avoir du racisme et des préjugés autour des gens des Premières Nations, a-t-elle affirmé. Nous, on veut contribuer à amoindrir ces phénomènes-là.

On améliore le lien de confiance. On améliore la relation que l'on peut avoir avec les Premières Nations.

Daniel Latour, chef des services aux Premières Nations

Depuis son ouverture en 2016, le Service intégré aux Premières Nations offrait un nombre limité de services. Les nouveaux locaux à l'Hôpital de Maniwaki lui ont permis d'étendre ses services, mais il reste encore beaucoup travail à faire.

Un panneau sur lequel sont inscrites des directions.Les services de santé Anishnabe Peedigehn, à l'Hôpital de Maniwaki, s'adressent à la communauté autochtone. Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Ce que l'on souhaite faire, c'est de développer des initiatives régionales. C'est ça le plan à long terme, c'est d'être capable de faire ce que l'on fait ici à Maniwaki, mais ailleurs, a déclaré Daniel Latour, chef des services aux Premières Nations.

On sait que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSS) de l'Outaouais, c'est gros. Nous, ce que l'on essaie de faire, c'est d'avoir une porte d'entrée pour les Premières Nations et on essaie de les diriger vers les bons services, a-t-il souligné.

Avec les informations de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Santé publique