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Des opérations retardées à Val-d'Or en raison du manque d'infirmières

Urgence de l'Hôpital de Val-d'Or.
Urgence de l'Hôpital de Val-d'Or (archives) Photo: Radio-Canada / Sandra Ataman
Jean-Marc Belzile

Le bloc opératoire de Val-d'Or nécessite minimalement un total de 19 infirmières pour effectuer les opérations. Il y en a seulement 13 de disponibles en ce moment. Une situation qui fait en sorte que des interventions chirurgicales sont retardées, parfois même à la dernière minute.

On apprenait la semaine dernière que plusieurs chirurgies devaient être retardées à Amos. La situation est aussi problématique au bloc opératoire de Val-d'Or.

Le manque d'infirmières fait en sorte que certaines opérations sont priorisées et d'autres sont retardées. Un anesthésiste à l'Hôpital de Val-d'Or, Janik Sarrazin, croit que les listes d'attentes pourraient s'allonger si la situation ne s'améliore pas à court terme.

Il croit que le Centre intégré de santé et de services sociaux aurait dû intervenir plus tôt.

La moitié des départs, ce sont des départs à la retraite ou des changements de postes, ce n'est pas tombé des nues, ce sont des départs prévisibles et comme ça prend de six mois à un an, former une infirmière du bloc opératoire, tu ne peux pas prendre n'importe quelle infirmière du jour au lendemain. Ça prend aussi du monde pour les former. En ce moment, même si on avait une infirmière, je ne sais même pas si on est capables de la former, parce qu'il manque tellement de monde.

Janik Sarrazin affirme que le personnel en place se retrouve à faire de nombreuses heures de travail. Les mêmes infirmières travaillant de jour sont aussi celles qui sont de garde pour entrer au travail la nuit lors des urgences, une situation qui force l'annulation de certaines interventions à la dernière minute.

Un moment donné, si elles ont travaillé toute la nuit, humainement on ne peut pas demander à ces filles-là de faire 24 heures de suite d'ouvrage, c'est inhumain. Il y en a qui ne se présenteront pas, et comme on est en pénurie de personnel, toute infirmière est importante au bloc. Alors dès qu'il en manque une, deux ou trois, parce qu'elles sont trois des fois à travailler de nuit, bien c'est sûr que la journée complète où ces filles étaient assignées, il n'y aura rien qui va se passer, ce sera annulé à la dernière minute, avance-t-il.

Une situation difficile

Janik Sarrazin assure que la situation est loin d'être idéale pour les infirmières en ce moment.

Les filles s'épuisent en ce moment, on fait beaucoup de cas de soir et de nuit. Un moment donné, c'est certain que ça va les rattraper. C'est toujours les mêmes, elles sont huit filles à faire la garde pour le mois, une journée sur trois ou quatre elles sont de garde, c'est certain que l'épuisement va les rattraper, estime-t-il.

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue n'était pas en mesure de réagir lundi.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé