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L'éducation au coeur du 7e jour de campagne en Alberta

Jason Kenney sourit devant un tableau dans une classe.
Jason Kenney veut entamer une réforme du système scolaire en Alberta, s'il est élu. Photo: Radio-Canada
Heloïse Rodriguez

L'éducation et la petite enfance sont les sujets-clés en ce septième jour de campagne électorale en Alberta. Voici un résumé des promesses des différents partis.



PCU : une réforme de l’éducation en 14 points

Jason Kenney promet de réformer l’éducation, si son parti parvient au pouvoir. Il affirme qu’il ne réduira pas le financement actuel des écoles, mais pourrait demander des compressions dans leur administration, pour que l'argent soit redistribué en priorité aux enseignants.

Le chef du Parti conservateur uni veut aussi continuer à construire des écoles dans la province, mais n'a pas indiqué le nombre d'établissements francophones qu’il souhaite ajouter.

« Nous sommes attachés au système francophone, c’est un système important pour s’assurer de l’avenir de la francophonie en Alberta, dit Jason Kenney. Je n’ai pas le nombre des écoles francophones que nous allons construire, mais je vous assure que nous tenons à un système francophone, où les élèves, particulièrement les enfants des francophones, ont accès à l’éducation en français, [là] où ilsont assez nombreux. »

« Évidemment, ce n’est pas possible dans les plus petites villes, où il n’y a pas de demande, mais s'il y a une demande suffisante, nous serons là pour travailler avec la communauté francophone pour leur assurer l’accès à l’éducation dans leur langue maternelle », poursuit-il.

Jason Kenney ouvre la porte à un partage de ressources entre les commissions scolaires francophones et leurs homologues anglophones.

J’aimerais voir plus de coopération entre les commissaires scolaires francophones et les commissions anglophones et catholiques, pour partager les ressources où c’est raisonnable, pour partager les autobus et les infrastructures.

Jason Kenney, chef du Parti conservateur uni

« Je sais que, dans le nord-ouest de l’Alberta, il y a plusieurs écoles francophones, pour lesquelles c’est très difficile avec le nombre d’élèves qui diminue. Sur le plan financier, j’aurais encouragé ces commissions scolaires à travailler avec leurs homologues pour assurer leurs programmes de manière plus efficace. »

Jason Kenney veut aussi mettre fin aux méthodes d’enseignement « de découverte » pour se concentrer sur « l’enseignement des connaissances essentielles » et interrompre les révisions du programme scolaire entamées par le gouvernement néo-démocrate pour faire plus de consultations auprès des parents et des enseignants. Il souhaite aussi retirer le plafond quant au nombre d'écoles dans la Charte et garantit le financement des écoles indépendantes selon la formule actuelle.

D'autre part, il compte faire un retour à la Loi sur l'éducation du gouvernement conservateur de 2014. Cette loi offre, entre autres, une moindre protection pour les élèves qui souhaitent former des alliances gai-hétéro que la Loi sur les écoles qui est présentement en vigueur.


NPD : plus de garderies abordables

Rachel Notley y avait fait allusion le jour du discours du Trône, mais c'est maintenant une promesse de campagne officielle : les néo-démocrates veulent étendre leur programme de service de garde à 25 $ par jour pour permettre aux parents albertains de retourner au travail.

À ce jour, le gouvernement a mis en place 122 garderies à 25 $ par jour, avec 7300 places à travers la province.

Rachel Notley devant une foule d'enfants.Le service de garde à 25 dollars par jour était une promesse électorale des néo-démocrates lors des dernières élections. Photo : Radio-Canada

S’il est réélu, le gouvernement compte investir 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, pour plafonner le coût de toutes les places de garderie à 25 $ par jour, ajouter 13 000 places en garderie et permettre aux parents d’économiser environ 300 $ par mois.

Le NPD estime que cette mesure permettra à 43 000 parents de retourner au travail. « Tout ce qui empêche les femmes d’avancer empêche l’Alberta d’avancer », déclare Rachel Notley.

« C’est la plus grande dépense que nous allons promettre au cours de notre campagne électorale, mais nous savons que cette mesure va finir par se financer elle-même », affirme-t-elle. La chef du NPD ajoute que cette initiative a déjà été prise en compte dans le calcul du retour à l’équilibre budgétaire du gouvernement et ne devrait pas le retarder.

« Nous anticipons plus de revenus, un PIB plus important et une croissance économique comme résultat », ajoute-t-elle.

Selon les néo-démocrates, les Albertains paient en moyenne 40 $ par jour pour une place dans un service de garde.

Le prix mensuel médian d'une place en garderie est de 835 $ par mois à Edmonton, et de 1015 $ par mois, à Calgary.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 en Alberta

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