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« Un climat de tension » soulevé dans les procès-verbaux de l’ACFR

Sept personnes posent autour d'une affiche.
Les échanges de courriels entre les réunions sont une des mésententes de l'ancien conseil d'administration de l'ACFR. (archives) Photo: Radio-Canada / Leïla Jolin-Dahel
Olivier Daoust

Le climat de tension au conseil d'administration de l'Association canadienne-française de Regina (ACFR) a été soulevé à différentes reprises dans les procès-verbaux de l'organisme publiés sur son site web vendredi.

Lors de la rencontre du C. A. du 25 février, une rencontre qui servait à réévaluer les rôles de chacun, les noms d’Annie Audet et de Vanessa Kimana ont été proposés pour tenir le rôle de présidente. D'après le procès-verbal de cette rencontre, toutes deux ont refusé. Mme Audet a parlé de conditions malsaines. Il est ensuite écrit que Mme Kimana a refusé pour les mêmes raisons.

« Ce n’est pas le fait de changer de chaise qui [va régler la question du climat]. On se doit de maîtriser les statuts et règlements et la loi. Nous ne les maîtrisons pas », d'après Annie Audet, tel qu'il est indiqué dans le procès-verbal du 25 février.

Après discussions, les membres du C. A. ont voté à l'unanimité pour que François-Regis Kabahizi soit président et Annie Audet vice-présidente.

Les difficultés concernant le climat du C. A. ont aussi été soulevées lors de la rencontre précédente par Yassine El Bahlouli, l'ancien vice-président. « On sait tous que nous sommes en crise », a-t-il mentionné lors de la réunion extraordinaire du 21 février qui portait sur la gouvernance.

De nombreux échanges de courriels

La question des nombreux courriels qui sont échangés entre les membres du C. A. en dehors des rencontres fait partie du procès-verbal du 21 février. « Il y a beaucoup trop d’échanges de courriels. […] Après, on doit convoquer une autre rencontre parce qu’on ne se comprend pas bien », comme il est écrit dans le document, selon des propos tenus par Annie Audet.

Lors de cette rencontre, Sylvie Bergeron était encore présidente. Elle a remis sa démission le lendemain.

Cette rencontre extraordinaire avait été convoquée par Vanessa Kimana qui souhaitait parler de la gouvernance. Dès le départ, il est écrit que cette dernière remercie le C. A. d'être présent à la rencontre, plutôt que d'avoir discuté de la question par courriel.

François-Regis Kabahizi a ensuite soulevé le point que selon lui, il aurait été du rôle de la présidente, Sylvie Bergeron, d'agir pour que cesse la communication massive par courriel. « Quand on reçoit 10 à 15 courriels, on aurait dû voir un courriel de sa part nous disant d’arrêter. » M. Kabahizi a ensuite ajouté que ça devrait être le rôle de la présidente, mais aussi de tout un chacun.

Jean-Michel Ferré a mentionné « qu'il ne faut pas oublier que nous avons tous un rôle à jouer » en ajoutant que Sylvie Bergeron est déjà intervenue concernant des réprimandes faites par courriel.

Vendredi, l'ACFR a publié quatre procès-verbaux sur son site web, soit ceux des rencontres du 26 novembre, 3 décembre ainsi que des 21 et 26 février. Lundi, un cinquième document a été publié, il s'agit du procès-verbal d'une rencontre datant du 5 novembre.

Avec la collaboration de Pascale Langlois

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