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Combien de magasins de pot ouvriront vraiment en Ontario le 1er avril?

Des échantillons de cannabis dans des présentoirs.
La province affirme qu'elle aura atteint son objectif de disposer de magasins de cannabis à moins de 30 minutes de route de 90% des résidents du Manitoba, une fois que les magasins seront ouverts dans sept communautés choisies. Photo: Radio-Canada / Lyzaville Sale
Radio-Canada

À une semaine de l'ouverture des premiers points de vente de cannabis en Ontario, le gouvernement Ford est incapable de dire combien des 25 boutiques seront prêtes à temps pour accueillir les consommateurs le 1er avril.

Jusqu'à maintenant, 10 des 25 boutiques ont reçu leur licence de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario (CAJO).

Devant les représentants des médias à Queen’s Park, le ministre des Finances Vic Fedeli n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de boutiques qui seront opérationnelles la semaine prochaine.

Le ministre Vic Fedeli lors d'une mêlée de presse.Le ministre des Finances Vic Fedeli n'est pas préoccupé par les possibles retards d'ouverture des 25 premières boutiques de cannabis en Ontario. Photo : Radio-Canada

Nous ne pouvons qu’attendre et observer ce qui se passe, a-t-il indiqué.

Vic Fedeli a précisé que certains entrepreneurs n’avaient toujours pas terminé certaines étapes administratives préalables à une ouverture officielle.

Ne nous précipitons pas. Je suis vraiment ravi que l’Ontario ait été la seule province à prendre le temps de bien faire les choses, a justifié le ministre, mentionnant au passage les problèmes d’approvisionnement qu’a connu la Société québécoise du cannabis à ses débuts.

Du côté de l’opposition libérale, on dénonce la lenteur du processus depuis le dépôt du projet de loi à l’Assemblée législative.

La députée libérale Nathalie Des Rosiers répond aux questions des journalistes. La députée libérale Nathalie Des Rosiers dénonce l'approche adoptée par les conservateurs pour vendre du cannabis en Ontario. Photo : Radio-Canada

Depuis le début, on sait que les changements radicaux qu’ils [les conservateurs] ont apportés au programme allaient mettre en péril l’effet de pouvoir être disponible comme ils l’avaient annoncé. Il y a eu plusieurs délais jusqu’à présent, explique la députée libérale Nathalie Des Rosiers.

Celle qui représente la circonscription d’Ottawa-Vanier sait que certaines boutiques seront ouvertes dès le 1er avril dans la région d’Ottawa.

La députée estime toutefois que le nombre limité de 25 boutiques - bien en deçà des 40 que proposaient les libéraux pour la première année de légalisation - ne sera pas suffisant pour répondre à la demande et entraînera de longues files d'attente.

Je m'attends à une situation chaotique le 1er avril.

Nathalie Des Rosiers, députée libérale d’Ottawa - Vanier

Même son de cloche chez les néo-démocrates qui craignent que l’offre insuffisante force les consommateurs à s’approvisionner illégalement.

En réalité, le gouvernement fait la promotion du marché noir plutôt que de le casser.

Sara Singh, chef adjointe de l’opposition officielle

La députée s’est dite déçue de voir des entrepreneurs victimes de la mauvaise gestion des conservateurs et avoir du mal à respecter la date limite du 1er avril.

Amendes salées pour les retardataires

Les commerçants s’exposent à de fortes pénalités s’ils ne réussissent pas à ouvrir leur porte comme prévu.

Ils perdront 12 500 $ sur leur dépôt s’ils ne sont pas prêts le 1er avril. Les pénalités deviennent encore plus salées par la suite.

Même avec l'ouverture de commerces ayant pignon sur rue, la province poursuivra la vente de cannabis en ligne par l'intermédiaire de la Société ontarienne du cannabis.

Un porte-parole de la société a précisé que les 25 détaillants avancent tous dans le processus, mais en sont à différentes étapes. Selon Raymond Kahnert, il est donc difficile de prédire combien d'entre eux obtiendront leur licence à temps pour ouvrir le 1er avril.

Nous octroierons des licences lorsque nous serons convaincus que les détaillants ont satisfait à toutes les exigences légales et réglementaires.

Raymond Kahnert, Société ontarienne du cannabis

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