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Manifestation des chauffeurs de taxi à Gatineau

Une file de voitures de taxis.
Une cinquantaine de chauffeurs de taxi manifestent à Gatineau contre le projet de loi 17 du gouvernement Legault. Photo: Radio-Canada / Jérôme Bergeron
Radio-Canada

Une cinquantaine de chauffeurs de taxi de Gatineau manifestent lundi dans les rues de la ville pour protester contre le projet de loi 17 du gouvernement Legault.

Le cortège est parti du siège social de Taxi Crown et Taxi Régal sur la rue Jean-Proulx peu après 11 h 30.

Les chauffeurs entendent rouler à 15 km/h pour se rendre au bureau du député caquiste de Chapleau, Mathieu Lévesque, sur le boulevard Gréber. Ils poursuivront leur grève jusqu'à 19 h ce soir.

Les chauffeurs veulent envoyer un message clair au gouvernement. Ils exigent de recevoir une compensation pour la perte de valeur de leur permis que l’adoption du projet de loi risque d’entraîner, selon eux.

Une file de voitures de taxi.Les chauffeurs de taxi de Gatineau manifestent. Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

La population doit être sensibilisée, comprendre aussi que personne ne peut accepter une expropriation sauvage, affirme le propriétaire de Taxi Crown et de Taxi Régal, Serge Leblanc.

Le projet de loi 17 propose notamment d'éliminer les agglomérations de taxi et ouvre la porte à la tarification dynamique qui permettrait aux chauffeurs d'entreprises comme Uber de moduler leurs tarifs en fonction de l'achalandage.

M. Leblanc déplore le fait que l’industrie n’a pas été consultée dans l’élaboration du projet de loi. Ça fait 50 ans que je suis dans l’industrie et je me demande qui a écrit ça, dit-il. Parmi tous les experts qui lisent le projet de loi, personne ne comprend rien. Même le ministre dans sa conférence de presse avait l’air embêté, a ajouté Serge Leblanc.

Si le ministre ne comprend pas son projet de loi, comment vous voulez qu’on le comprenne?

Serge Leblanc, propriétaire de Taxi Crown et de Taxi Régal.

Les représentants de l’industrie demandent au gouvernement Legault de s’asseoir avec eux pour développer et alléger les lois.

En entrevue sur les ondes des Matins d’ici, le député libéral et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Gaétan Barrette, a donné raison à l’industrie du taxi.

Nous, au Parti libéral, on n'a jamais été contre la modernisation du monde du taxi, mais il y a des manières de faire ça, a déclaré M. Barrette. Mais là aujourd'hui, la manière, on peut la qualifier de sauvage en ce sens qu'on ne s'assoie pas avec ces gens-là et on ne leur dit pas c'est vrai qu'on vient perturber votre environnement, mais on va vous compenser.

M. Barrette reproche au gouvernement Legault de ne pas avoir précisé le montant des compensations dans le projet de loi annoncé la semaine dernière, et d’en avoir fait seulement mention dans le budget.

Nous autres [...] ce qui nous choque, c’est la manière sauvage que le gouvernement est en train d’agir envers des honnêtes citoyens québécois.

Alexandre Rizk, propriétaire de Taxi Loyal

C’est les lois qui n’ont pas permis à l’industrie du taxi d’évoluer. Avant 2012, si je me rappelle bien, on n’avait même pas le droit d’avoir des tablettes dans les véhicules, dit Alexandre Rizk, propriétaire de Taxi Loyal. C’est ces règlements-là qui ne nous ont jamais permis d’avoir d’applications mobiles, qui ne nous ont jamais permis de travailler avec nos confrères dans d’autres agglomérations.

Un homme qui fait un point de presseAlexandre Rizk, propriétaire de Taxi Loyal Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Les entreprises de taxi craignent que l’élimination des agglomérations de taxi nuise aux services offerts aux clients des régions éloignées.

Les chauffeurs risquent de préférer rester en ville pour maximiser leurs profits et éviter les régions rurales où les clients se font plus rares.

Ottawa-Gatineau

Transports