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De moins en moins de gens sur le marché du travail dans le Nord ontarien

Le centre-ville du Grand Sudbury en Ontario.
La diminution s'explique en grande partie par le vieillissement de la population. Photo: Radio-Canada / Yvon Thériault
Radio-Canada

La proportion des Nord-Ontariens sur le marché du travail diminuera considérablement d'ici 2036, selon un nouveau rapport de Statistique Canada.

Dans le Grand Sudbury et à Thunder Bay, si les taux de natalité, de mortalité, d'immigration et d'emploi demeurent constants, seul 55,5% des résidents travailleront.

Actuellement, un peu plus de 60 % des habitants de ces municipalités font partie de la population active (la proportion de personnes âgées de 15 ans et plus qui travaillent ou qui se cherchent un emploi).

Le rapport prévoit donc une chute d’environ 5 %.

C’est une diminution importante en comparaison aux autres régions, explique Laurent Martel, directeur de la division de la démographie à Statistique Canada.

À Toronto, le rapport prévoit une diminution modique de ce taux d'activité, qui passera de 67 % à 66 % au cours de cette même période.

En effet, dans les régions métropolitaines de recensement, le taux d’immigration plus élevé vient mitiger l’effet du vieillissement des baby-boomers.

Une tendance nationale

Au pays, le rapport projette que ce taux diminuera de 66 % à un niveau entre 61 % et 63 %.

L’évolution future de la population active est déterminante à plusieurs égards, explique le rapport.

Une offre de travail abondante contribue à soutenir la croissance économique ainsi que l’assiette fiscale sur laquelle reposent de nombreux programmes gouvernementaux. Le nombre de personnes actives sur le marché du travail par rapport aux personnes inactives sur le plan économique est un élément important de l’équilibre de certains programmes, dont les régimes publics de retraite.

M. Martel indique que les différents paliers de gouvernement se basent sur ces données lorsqu’ils planifient l’offre de programmes.

Les employeurs peuvent aussi s’en inspirer pour repenser leurs stratégies de recrutement.

Former des employés plus âgés et peut-être les garder plus longtemps dans la population active. Ce sont des questions qui deviennent pertinentes lorsque le taux d’activité change, soutient M. Martel.

Le modèle d’étude n’a pas considéré les tendances de l’employabilité des Premières Nations.

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