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Le marché noir du cannabis devrait résister à l'ouverture des comptoirs de vente en Ontario

De la marijuana dans un comptoir de vente

De la marijuana dans un comptoir de vente

Photo : Gosia Wozniacka/Associated Press

Radio-Canada

Le premier lot de magasins de cannabis autorisés en Ontario risque d'avoir des difficultés à attirer les clients hors du marché noir florissant de la province, préviennent des experts.

Le nombre restreint d'emplacements de vente et le prix plus élevé du cannabis légal risquent de dissuader plusieurs consommateurs.

« Ces clients ont des comportements similaires aux consommateurs d'autres biens. S'ils pensent pouvoir obtenir une meilleure aubaine, ils ne délaisseront pas leur vendeur illégal », explique Rod Elliott, vice-président de la firme de services-conseils Global Public Affairs, spécialisée dans le domaine du cannabis.

La province autorisera, à partir d'avril, l'ouverture de seulement 25 de ces magasins privés. Le gouvernement Ford explique cette décision par les difficultés d'approvisionnement en cannabis depuis la légalisation, en octobre.

« Ces magasins sont trop peu nombreux et ne réussiront pas à attirer tous le monde. Les prix sont aussi trop élevés », soutient Alannah Fricker, présidente de la section locale de l'organisme Canadian Students for Sensible Drug Policy à l'Université Ryerson.

Des échantillons de cannabis dans des présentoirs.

La province affirme qu'elle aura atteint son objectif de disposer de magasins de cannabis à moins de 30 minutes de route de 90% des résidents du Manitoba, une fois que les magasins seront ouverts dans sept communautés choisies.

Photo : Radio-Canada / Lyzaville Sale

Selon un sondage de Statistique Canada effectué à la fin de 2018 (Nouvelle fenêtre), le cannabis légal coûte presque 50% plus cher que le cannabis illicite, soit 9,70 $ le gramme contre 6,51 $.

Le rapport révèle également que les consommateurs de cannabis illégal achètent en moyenne 17,2 grammes par transaction, soit plus du double du montant de l'achat légal moyen.

Un produit plus sécuritaire

Les commerçants autorisés reconnaissent que les coûts indirects, y compris l'immobilier et le personnel, ainsi que les difficultés d'approvisionnement, pourraient rendre difficile la concurrence avec le marché noir plus établi.

Ils espèrent toutefois que la qualité supérieure des produits séduira les clients potentiels.

« Le niveau de sécurité, le niveau d'assurance-qualité apporté de ce nouveau produit légal est bien supérieur à ce qui est disponible sur le marché noir », explique Clint Seukeran, propriétaire de Ganjika House, un comptoir de vente qui ouvrira ses portes à Brampton.

Amendes

Avant d'ouvrir, les commerces devront d'abord avoir subi une inspection de la Commission des alcools et des jeux de l'Ontario (CAJO).

Par ailleurs, s'ils n'ouvrent pas leurs magasins le 1er avril, les commerçants font face à une amende de 12 500 $. Ils feront face à une autre amende du même montant s'ils n'ouvrent pas le 15 avril. Si les portes des commerces ne sont pas ouvertes d'ici la fin avril, les commerçants auront une amende de 25 000 $.

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