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Les chauffeurs de taxi en grève

Un taxi de la compagnie Taxis de Sherbrooke

Un taxi de la compagnie Taxis de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Radio-Canada

Juqu'à 19 h lundi, les chauffeurs de taxi de la région sont en grève, tout comme leurs collègues de partout en province. Ils manifestent contre le projet de loi 17 du gouvernement Legault.

Les chauffeurs de taxi craignent que ce projet de loi ne les mène à la faillite.

La loi 17 n'a pas de sens, c'est une déréglementation de l'industrie.

Dalibor Markovic, directeur général de Taxis de Sherbrooke

Dimanche, les propriétaires et chauffeurs de taxi ont tenu une assemblée générale extraordinaire à Montréal afin d'établir les moyens de pression à mettre en oeuvre, lors de cette grève générale.

Selon le directeur général de Taxis de Sherbrooke, Dalibor Markovic, les conséquences d'un tel projet de loi pourraient être graves, autant pour l'industrie du taxi que pour les clients. Puisqu'il n'y aura pas de règlements, ça va attirer n'importe qui, qui peut faire n'importe quoi, dit-il.

À Sherbrooke, ce sont 150 familles de chauffeurs et de propriétaires de taxis qui vivent de cette industrie.

Je peux comprendre [que la grève] choque certaines personnes, mais il faut que les gens comprennent avec le mouvement qui se produit. Si le nombre de véhicules de taxis peut grandir, il va y avoir une diminution des revenus, mais avec le même nombre de dépenses, explique le vice-président de Taxis de Sherbrooke, Yves Michaud.

Pour les chauffeurs, c'est également la valeur des permis qui est en jeu, puisque le projet de loi prévoit leur abolition.

Les gens ont travaillé toute leur vie pour payer leur permis et quand c'est le temps de la retraite et de vendre leur permis, la valeur tombe à zéro, explique M. Markovic.

En ce moment à Sherbrooke, un permis coûte environ 200 000 $. Le gouvernement prévoit une aide de 500 millions de dollars pour le rachat des permis, ce qui n'est pas suffisant selon M. Markovic.

Les chauffeurs de Sherbrooke et de Coaticook sont en grève alors que Taxi Magog Orford maintient les services essentiels.

D'ailleurs, les chauffeurs de taxi se rendront manifester devant les bureaux de la députée caquiste, Geneviève Hébert, lundi avant-midi, à Sherbrooke.

Taxi Gendron, surtout utilisé par les aînés de la région, demeure en service, tout comme les taxis de la région de Lac-Mégantic.

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