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Après des heures d’attente, des patients à l’urgence n’ont pu voir un médecin

L'entrée du service d'urgence de l'hôpital
Le service d'urgence de l'Hôpital général de Dartmouth doit être fonctionnel jour et nuit Photo: CBC/Robert Short
Radio-Canada

L'Hôpital général de Dartmouth a dû renvoyer des patients qui attendaient à l'urgence, samedi soir, parce que le service avait atteint sa pleine capacité.

John Zinck et sa femme ont ainsi passé une très longue nuit. M. Zinck avait amené sa belle-mère de 76 ans à l'urgence parce qu'elle présentait des symptômes associés à la présence d'un caillot sanguin.

Après quatre heures d'attente, explique-t-il, une infirmière les a renvoyés à la maison en leur disant qu'il n'y avait plus aucun lit disponible et qu’on manquait de personnel médical.

John Zinck en entrevue dans sa maisonJohn Zinck se demande pourquoi les ambulances qui attendaient à l'extérieur de l'hôpital ne pouvaient y déposer leurs patients. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

John Zinck se demande pourquoi l’hôpital ne l’avait pas dit plus tôt s’il était si occupé. Selon lui, au moins une dizaine d'autres patients n'ont pas pu voir un médecin cette nuit-là. De plus, dit-il, des ambulances attendaient aussi l’occasion de pouvoir déposer leurs patients.

La Régie de la santé s’explique

L'urgence de l'hôpital général de Dartmouth doit en principe recevoir des patients 24 h par jour, 7 jours par semaine.

Il y a toujours un médecin en poste à l’urgence durant la nuit, assure une porte-parole de la Régie de santé, Kristen Lipscombe. Les services de radiologie sont aussi offerts en cas de besoin.

Le personnel infirmier communique régulièrement avec les patients dans la salle d’attente de l’urgence pour leur donner une estimation du temps d’attente, ajoute Mme Lipscombe. Samedi soir, l’attente était particulièrement longue.

Il se peut que les patients qui attendaient aient été informés que l’attente était si longue qu’ils n’auraient pu voir un médecin que le lendemain matin, dit-elle.

Le syndicat des infirmières réagit

Ce qui s'est produit en fin de semaine à l'hôpital de Dartmouth n'est pas un cas unique, selon le Syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse. En conférence de presse, lundi matin, il a fait état des préoccupations exprimées par ses membres aux quatre coins de la province concernant la pénurie d'infirmières, les refus d'accorder des congés, les heures supplémentaires obligatoires, les postes non pourvus et d'autres obstacles à des soins de santé de qualité.

Un achalandage plus élevé que la normale des urgences et des pénuries de personnel dans des unités de soins intensifs inquiètent particulièrement les infirmières des 38 hôpitaux de la province, selon leur syndicat. Ces conditions rendent difficile la rétention des infirmières et ne favorisent pas un milieu de travail sécuritaire, déplore-t-il.

Le gouvernement McNeil, dit-il, doit en faire davantage pour recruter des infirmières à temps plein, particulièrement dans les urgences des hôpitaux et dans certaines régions de la province davantage touchées par la pénurie. Il souligne que les besoins sont immédiats; l'embauche, plus tard ce printemps, de toutes les diplômées des programmes de sciences infirmières de la province, comme la province a promis de le faire, arrivera trop tard, insiste-t-il.

Avec des reseignements de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Établissement de santé