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Deux survivants de la tuerie de Parkland s'enlèvent la vie en moins d'une semaine

Deux jeunes filles se serrent dans leur bras, la mine triste. Une autre, à leurs côtés, tient une bougie et une photo dans ses mains.
Des étudiants venus rendre hommage aux victimes de la tuerie de Parkland, un an après les événements, en février 2019. Photo: Associated Press / Stephen M. Dowell
Radio-Canada

En moins d'une semaine, deux jeunes survivants de la fusillade de Parkland, qui avait fait 17 morts en février 2018, se sont enlevé la vie aux États-Unis. Si les circonstances du premier suicide semblent être liées à la tuerie, celles du second sont encore nébuleuses.

Le Miami Herald a annoncé dimanche qu’un élève de l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas s’était suicidé, sans dévoiler son identité. Selon le quotidien floridien, il s'agirait d'un adolescent âgé de 15 ou 16 ans.

La mort de l’étudiant, qui remonte à samedi, « s’apparente à un suicide », ont indiqué les autorités, ajoutant qu'une enquête était en cours.

Dimanche dernier, une jeune étudiante de 19 ans, Sydney Aiello, s’est aussi enlevé la vie. Elle étudiait à l’Université Florida Atlantic. Ses funérailles ont eu lieu vendredi.

Ses parents ont affirmé à la chaîne CBS4 que la jeune fille souffrait du syndrome de stress post-traumatique et de l’angoisse du survivant après avoir assisté au massacre perpétré par un jeune homme de 19 ans, armé d'un fusil semi-automatique AR-15.

Quatorze de ses camarades et trois employés de l'établissement étaient tombés sous les balles, dont deux de ses amis proches, selon sa famille.

L'angoisse du survivant est considérée comme l'une des manifestations du syndrome de stress post-traumatique, parmi lesquelles on retrouve aussi le fait de se blâmer ou d'adopter des comportements autodestructeurs, expliquait le psychologue Hubert Van Gijseghem au micro de Médium Large.

Les gens qui en souffrent ont tendance à se demander : « Comment se fait-il que je m’en sois sorti? Aurais-je pu faire quelque chose pour sauver l’autre? », indiquait de son côté l’ancienne présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest.

Un bâtiment est entouré d'une clôture sur laquelle sont posées des affiches à la mémoire des victimes de la tuerie.L'école secondaire Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride, où s'est déroulé une tuerie en février 2018 Photo : Getty Images / Joe Raedle

Manque de ressources pour les survivants

Ces deux décès surviennent alors que la Marche pour nos vies, un important rassemblement à la mémoire des victimes de la fusillade, célébrait son premier anniversaire, le 24 mars.

Certains employés de l’école secondaire floridienne ont confié au Washington Post que les outils fournis aux survivants n’étaient pas suffisants pour les aider à se remettre du traumatisme vécu.

Un ancien représentant de l’État, Jared Moskowitz, a indiqué sur Twitter que la Floride devait investir plus pour les soins de santé mentale dans ses écoles.

Avec d’autres survivants de la tuerie, Sydney Aiello s’était jointe à la mobilisation populaire pour réclamer une limitation de l’accès aux armes à feu dans le pays.

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, téléphonez au 1-866-APPELLE (277-3553).

Avec les informations de Agence France-Presse, CNN, et The Washington Post

Armes à feu

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