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Les crimes liés à l’usage de la méthamphétamine sont en augmentation au Manitoba

Un utilisateur de méthamphétamine en cristaux
Un utilisateur de méthamphétamine en cristaux Photo: CBC
Radio-Canada

Des crimes commis par un nombre croissant de toxicomanes faisant usage de méthamphétamine. Pour ces derniers, la prison n'est pas la solution, selon des travailleurs sociaux, qui insistent sur la nécessité de traiter, avant tout, la dépendance.

Ils soulignent que les personnes arrêtées, condamnées, incarcérées puis relâchées continueront à perpétrer leurs crimes tant que leur dépendance perdurera.

Entre 2017 et 2018, la Société des alcools et des loteries du Manitoba a constaté une augmentation de 300 % du nombre de vols dans les magasins d’alcool de la province.

Plusieurs de ces vols seraient commis dans le but de revendre les bouteilles d’alcool afin de financer l’achat de méthamphétamine.

Dans le même temps, le nombre de poursuites judiciaires liées à la possession de méthamphétamine s’est fortement accru. Alors qu’il y en avait moins de 200 par an jusqu’en 2014, les accusations liées à cette drogue sont passées de 260, en 2015 au Manitoba, à 418 l’année suivante pour dépasser les 745 en 2017 et en 2018.

Les possibilités de traitement de ces dépendances sont désormais devenues insuffisantes pour répondre à tous les besoins, et les listes d’attente pour les programmes existants s’allongent.

Des tribunaux spécialisés

Pour répondre à cette problématique particulière, des tribunaux spécialisés dans le traitement de la toxicomanie ont été mis en place en 2006.

Ils visent à intervenir dans le cas où des accusés plaident coupables à des crimes dans lesquels la drogue a joué un rôle.

Le but est d’assurer un suivi thérapeutique, avec un programme strict de désintoxication, afin de briser le cycle de la toxicomanie et de réduire les risques de récidive.

Ce programme semble fonctionner, puisque le taux de récidive de ceux qui en bénéficient serait de 10 %, contre 66 % pour la population incarcérée, selon le procureur fédéral Jeremy Akerstream.

Ce programme, établi dans plusieurs villes, offre donc une solution de rechange à l'incarcération des contrevenants.

Selon un porte-parole du Service des poursuites pénales du Canada, le gouvernement travaille à étendre ce projet en dehors des grandes villes comme Winnipeg.

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