•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un traversier espéré pour briser l'isolement des insulaires

Un chevreuil sur l'île d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Éric Barbeau

Radio-Canada

Malgré les déboires de l'Apollo, les résidents de l'île d'Anticosti ont toujours espoir de voir Québec financer une desserte maritime à l'année.

Actuellement, le Bella Desgagnés n'offre pas de service à l'année sur l'île d'Anticosti. Pendant une partie de l'hiver, le seul moyen de transport pour s'y rendre demeure alors l'avion.

Rue du Cap-Blanc, à Port-Menier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rue du Cap blanc, à Port-Menier

Photo : Radio-Canada

L'absence d'un moyen de transport abordable est la principale raison pour expliquer que de nouvelles familles refusent de déménager sur l'île, selon le maire John Pineault.

On est la plus grande île du golfe du Saint-Laurent. On est la seule île habitée qui n'est pas désenclavée par un service de lien maritime. Ce n'est pas normal.

John Pineault, maire de L’Île-d’Anticosti

On a 300 travailleurs saisonniers qui viennent travailler ici, des guides, des gens qui travaillent pour la voirie. Mais ces gens ne restent pas ici, souligne-t-il.

John Pineault répond aux questions d'un journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de L'Île-d'Anticosti, John Pineault

Photo : Radio-Canada

Briser l'isolement des 150 insulaires qui y habitent durant l'hiver devrait être la principale motivation de Québec pour réaliser le projet, selon le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Sans projet de désenclavement de l'île, il n'y aurait pas de projet de traverse maritime. Le seul volet touristique ne suffisait pas au gouvernement pour aller de l'avant, affirme-t-il.

Difficile pour les affaires

Tony Bisson, avec sa compagnie de déneigement, fait partie des rares entrepreneurs qui brassent des affaires à longueur d’année sur Anticosti.

Tony Bisson répond aux questions d'un journaliste dans son atelier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tony Brisson, entrepreneur

Photo : Radio-Canada

Moi, j'appelle ça carrément des opérations à risque parce que ça te prend tout en double, en triple, en quadruple, explique Tony Brisson.

Présentement, on n'est pas sur la map, comme on dirait. On nous voit, mais on n'a pas vraiment d'économie, l'hiver, ici.

Tony Bisson, entrepreneur

Étude de faisabilité en cours

Une étude de faisabilité pour une traverse maritime est actuellement menée par la Société du Plan Nord.

Joints par courriel, les responsables affirment être en train d’établir le montage financier.

D’après un reportage de Martin Toulgoat

Côte-Nord

Infrastructures