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Brexit : Theresa May face à la fronde d'une partie de ses ministres

Dans l'ombre, le visage de Theresa May apparaît. Ses yeux verts brillent, ses cheveux sont courts et gris, elle arbore une frange.
La première ministre britannique Theresa May fait face à une forte opposition, au sein de son pays et dans l'Union européenne. Photo: Reuters / Henry Nicholls
Reuters

Les Britanniques doivent trouver un moyen de quitter l'Union européenne de façon ordonnée plutôt que de chercher à faire démissionner leur première ministre, Theresa May, a déclaré dimanche le ministre britannique des Finances, Philip Hammond.

Interrogé par la chaîne de télévision Sky au sujet des informations de presse sur les efforts que déploieraient certains ministres pour faire tomber Theresa May, il a répondu : « Non, je ne pense pas du tout que ce soit le cas. »

Le chef du service politique du Sunday Times a déclaré samedi que 11 membres du gouvernement britannique voulaient obtenir la démission de Theresa May. « Une fronde gouvernementale en bonne et due forme est en cours ce soir pour destituer Theresa May », disait ainsi Tim Shipman avant d'ajouter : « La fin est proche. Elle sera partie dans dix jours. »

David Lidington, numéro deux du gouvernement, pourrait assurer l’intérim, mais les noms de Michael Gove et de Jeremy Hunt, ministres de l’Environnement et des Affaires étrangères, sont également cités, a ajouté Tim Shipman.

Mais Lidington a déclaré dimanche qu’il ne souhaitait pas succéder à Theresa May et n’avait pas le temps de s’adonner à des complots.

Quant à Hammond, il s’est dit « réaliste; il se peut que nous n’ayons pas de majorité pour soutenir l’accord [de Brexit] de la première ministre, et si ce n’est pas le cas, le Parlement devra dire non seulement ce qu’il ne veut pas, mais aussi ce qu’il veut ».

Le risque de nouvelles élections législatives augmente, selon un ministre

La cheffe du gouvernement écossais Nicola Sturgeon, dirigeante du SNP (Parti national écossais), a estimé quant à elle qu'en matière de Brexit, Theresa May constituait bien à ses yeux une partie du problème actuel.

Pour le secrétaire au Brexit Steve Barclay, si le Parlement prend le contrôle de l’agenda du retrait britannique dans les jours qui viennent, le pays pourrait s’acheminer vers de nouvelles élections législatives.

« Au bout du compte, conclusion logique, le risque d’élections législatives augmente parce que, potentiellement, vous avez une situation où le Parlement dit à l’exécutif de faire ce qui est contraire à ce pour quoi il a été élu », a dit le ministre au micro de la BBC.

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