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Une formation pour venir en aide aux personnes perdues en forêt

Des bénévoles s'avancent dans un boisé, raquettes aux pieds

Des bénévoles s'apprêtent à prendre part à un exercice de battue en forêt.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Marie-Christine Rioux

Partout au Québec, des bénévoles sont formés en recherche et sauvetage pour pouvoir prêter main-forte à la police lorsqu'une personne manque à l'appel. Les bénévoles de l'équipe La Grande Ourse ont suivi une formation de recherche en forêt spécifique aux conditions hivernales samedi à Rimouski.

Marcel Côté est membre de l’équipe La Grande Ourse, basée à Rimouski, depuis plus d’une dizaine d’années.

Selon lui, la formation offerte aux bénévoles est essentielle lorsque vient le temps d’intervenir pour aider à retrouver une personne égarée.

C'est plus facile que de faire venir des chercheurs spontanés qui, souvent, vont aller corrompre la scène de recherche.

Marcel Côté, membre de l'équipe de recherche et sauvetage La Grande Ourse

M. Côté estime que La Grande Ourse a été appelée à venir en aide à la Sûreté du Québec (SQ) à au moins cinq reprises cette année.

Marcel Côté, vêtu d'un dossard et d'un casque orange

Marcel Côté est bénévole pour l'équipe La Grande Ourse du Bas-Saint-Laurent depuis plus d'une dizaine d'années.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

En mai dernier, elle a notamment pris part aux recherches pour retrouver trois hommes égarés près du lac de l’Est, dans le Kamouraska.

[C’était] un très grand territoire à couvrir et la recherche s’est faite en véhicule dans un premier temps. Ça aurait été difficile de la faire à pied. Ça aurait pris presque un mois et demi à réussir à couvrir tout ce territoire-là. Particulièrement difficile parce que les communications radio étaient inexistantes dans le secteur, se souvient Marcel Côté.

Aider les randonneurs en difficulté

Pour le bénévole Marcel Côté, c’est le désir de venir en aide aux plaisanciers en mauvaise posture dans la forêt qui convainc généralement les gens à devenir membres d’équipes de recherche et sauvetage.

Par expérience, [après] m'être perdu moi aussi, [...] on sent le besoin d'aller aider ces gens-là qui, eux autres, attendent des secours.

Marcel Côté, membre de l'équipe de recherche et sauvetage La Grande Ourse
Des bénévoles attendent le coup d'envoi pour l'exercice de battue.

Une douzaine de bénévoles ont pris part à la formation en recherche et sauvetage tenue à Rimouski samedi.

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

M. Côté aimerait évidemment voir plus de gens s'impliquer dans les équipes de recherche et sauvetage.

Si on était mettons soixante membres dans l'équipe, on pourrait avoir six équipes de dix sur le terrain, ce qui couvrirait un plus grand territoire dans une plus courte période de temps. Ça aiderait à découvrir la victime plus rapidement, soutient-il.

Battue en forêt

Ces bénévoles doivent suivre une panoplie de formations allant de la lecture de boussole à la survie en forêt avant de recevoir cette accréditation.

Un scénario dans lequel un trappeur manque à l'appel a été élaboré pour mettre en pratique les connaissances des bénévoles de la Grande Ourse, samedi.

Ils ont fait une battue en forêt pour trouver des indices qui les mèneraient à ce trappeur fictif.

Lorsqu'il y a des indices qui sont trouvés, on avertit notre chef d'équipe et on arrête la ligne et, à ce moment-là, lui vérifie si l'indice est potable pour la personne qu'on recherche.

Yves L'Écuyer, l’un des membres de l'équipe de recherche et sauvetage La Grande Ourse
Une grande tente est érigée dans un boisé enneigé.

L'une des tentes érigées pour la formation de recherche en forêt

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Rioux

Cette formation était également l'occasion pour les participants de parfaire leurs techniques de communication.

Lors d’une battue, les équipes sur le terrain sont constamment en lien avec le poste de commandement. C'est là que l'importance des indices trouvés sur le terrain est établie.

Si on trouve un mégot de cigarette, mais que la personne est non-fumeur, l'importance vient de diminuer. Si, au contraire, il était fumeur, bien l'importance augmente. Ça peut être à lui, mais ça peut aussi être à un chasseur qui passait par là, explique Dany Michaud, coordonnateur de district pour l'équipe de recherche et sauvetage La Grande Ourse.

Il existe une vingtaine d'équipes accréditées par l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage au Québec (AQBRS).

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