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Des comités d’action politique investissent dans les élections albertaines

Un carton représente des enfants entassés dans une boîte de sardines. Des slogans encouragent les lecteurs à demander aux élus de se positionner sur divers enjeux liés à l'éducation.

L'Alberta Teachers' Association est le deuxième comité d’action politique en Alberta à avoir récolté le plus grand montant de dons.

Photo : Alberta Teachers' Association

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il n'y a pas que les partis politiques qui ramassent de l'argent à la veille des élections provinciales. En effet, une quinzaine de « comités d'action politique » (PAC) ont récolté 1,2 million de dollars depuis décembre 2018, selon Élections Alberta.

Deux de ces comités se démarquent par la quantité du butin accumulé. L’Association des enseignants de l’Alberta a investi 270 000 $, qu’elle compte dépenser dans une campagne publicitaire pour influencer les partis politiques à s’engager à réduire le nombre d’élèves par classe.

Une image de boîte de sardine fermée où il est écrit « classroom sized ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ATA distribuera des centaines de milliers de dépliants et de cartes postales dans le cadre de sa prochaine campagne de sensibilisation, qui sera lancé en février.

Photo : Alberta Teachers' Association

En date du 21 mars, le comité d'action politique Shaping Alberta’s Future avait ramassé 298 000 $ de dons, soit 2 000 $ de moins que la limite de dons qu’il pourra dépenser. Vingt-deux donateurs, dont 16 sont des entreprises, ont donné entre 500 $ et 75 000 $ en moyenne.

Shaping Alberta’s Future ne cache pas son affiliation au Parti conservateur uni (PCU) de Jason Kenney, dont il affiche son support sur la page d’accueil de leur site web : Nous sommes unis par le conservatisme. Nous croyons en la libre entreprise. Nous soutenons Jason Kenney.

Limiter le pouvoir de l’argent, sans l’interdire

L’élection provinciale de 2019 est la première où les entreprises et syndicats ne pourront pas contribuer financièrement à un parti politique. Cependant, rien ne les empêche de les soutenir indirectement à travers des comités d’action politique, souvent surnommés « PAC » en raison de l’acronyme anglophone.

Une pancarte montre Rachel Notley et Justin Trudeau tout sourire. Il est inscrit en anglais : « Had Enough? ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Vous en avez assez? », interroge cette pancarte du groupe Shaping Alberta's Future qui invite à défaire le gouvernement de Rachel Notley, à Edmonton.

Photo : CBC / Dan Smith

Les individus, les entreprises ou les syndicats peuvent financer, sans limites de dons, ces groupes indépendants enregistrés auprès d’Élections Alberta. Les partis politiques, eux, ne peuvent être financés que par des individus, jusqu’à une limite de 4 000 $ par année.

Leurs dépenses sont tout de même scrutées, afin qu’ils ne dépassent pas la limite autorisée de 150 000 $ lors de la période électorale et d’un autre 150 000$ du mois de décembre précédant jusqu’au déclenchement de la campagne électorale.

Des campagnes moins chères?

Tout comme les comités, les partis ont pour la toute première fois un plafond de dépenses à ne pas dépasser pendant la campagne électorale. Chaque parti ne pourra dépenser plus de 2 millions de dollars et les candidats seront limités à 50 000 $, en vertu d’une loi adoptée en 2016.

Le but avoué du gouvernement néo-démocrate était entre autres de réduire la disparité entre les partis au niveau des dépenses. En 2015, le parti de Jim Prentice a dépensé plus de 4,3 millions de dollars lors de la campagne, alors que celui de Rachel Notley n’en a dépensé qu’un peu plus du tiers.

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