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Des étudiants de l’Université d’Ottawa déçus du système d’alerte après l’incident de mercredi

Une voiture endommagée sur le campus de l'Université d'Ottawa.
Un chauffard a endommagé plusieurs véhicules et a semé l'émoi mercredi sur le campus de l'Université d'Ottawa. Photo: Radio-Canada / Stu Mills
CBC

Des étudiants de l'Université d'Ottawa demandent à savoir pourquoi ils n'ont pas été immédiatement avertis par l'administration alors qu'un chauffard roulait à toute vitesse sur le campus, mercredi.

Je crois que l’Université aurait dû déclencher une alerte, a soutenu Paige Booth, la présidente de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO).

L’incident n’a fait aucun blessé, mais plusieurs personnes ont indiqué avoir vu des gens courir pour se mettre à l’abri alors qu’un homme de 36 ans tentait de fuir au volant d’une fourgonnette volée, heurtant des véhicules stationnés au passage.

L’homme fait face à plusieurs chefs d’accusation, notamment vol de voiture, conduite dangereuse et délit de fuite

Plusieurs méthodes possibles

L’institution dispose de plusieurs méthodes pour déclencher une alerte : elle peut notamment envoyer des notifications aux étudiants qui ont téléchargé l’application mobile SecureUO.

L’Université peut aussi envoyer des courriels de masse aux étudiants et aux membres du personnel les avertissant d’un danger sur le campus.

Toutefois, rien de cela n’a été fait avant 16 h 32, mercredi, environ 40 minutes après que les policiers eurent été appelés sur le campus. À cette heure-là, l’Université a transmis une note sur Twitter : Le campus est en sécurité après un incident plus tôt cet après-midi.

Jacob Bellfoy, un étudiant de 20 ans, a affirmé que c’était trop peu, trop tard.

Ils devraient avoir un meilleur système. Je n’ai même pas eu de courriel de l’Université m’expliquant ce qui se passait, a pour sa part soutenu Bryanna Vanderlek, une étudiante en musique de 18 ans.

Le protocole respecté, selon l’Université

Nous comprenons les inquiétudes des élèves et de la communauté. C’était un événement stressant pour bien des gens. Des services d’aide sont mis à la disposition des étudiants qui en auraient besoin, a affirmé l’institution dans un communiqué.

Selon l’établissement scolaire, l’Université a institué son protocole d’urgence durant l’incident. Nous avons vérifié l’information auprès du Service de police d’Ottawa et avons informé notre communauté que le campus était sécuritaire dès que nous le pouvions.

Paige BoothLa présidente de la FÉUO, Paige Booth. Photo : Gracieusté de Paige Booth

Selon le communiqué, l’Université d’Ottawa a bel et bien envoyé un message d’alerte par son application mobile, mais plusieurs étudiants qui ont téléchargé l’application ont indiqué à CBC qu’ils n’ont pas reçu de message sur leur téléphone.

L’institution aurait pu à tout le moins faire un suivi auprès des étudiants par courriel, selon la présidente de la FÉUO.

Dans le centre universitaire, on voyait des gens courir et on ne savait pas ce qui se passait. Certaines personnes croyaient qu’il y avait une fusillade. Donc, seulement d’avoir une indication que tout est sécuritaire aurait été suffisant, a-t-elle dit.

La Fédération a indiqué qu’elle soulèvera la question auprès des administrateurs de l’Université.

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