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737 MAX : Boeing a-t-il transmis de mauvaises informations?

Des avions 737 MAX sur le terrain des installations de Boeing, dans l'État de Washington

Boeing est sous enquête pour avoir potentiellement transmis des informations erronées afin de faire certifier son plus récent avion.

Photo : Reuters / Lindsey Wasson

Radio-Canada

Dans le cadre de son enquête sur l'avionneur Boeing, le département américain des Transports tente de déterminer si le constructeur a transmis des informations « incomplètes ou trompeuses » aux autorités réglementaires à propos de son avion 737 MAX, interdit de vol dans plus de 40 pays après deux écrasements mortels en cinq mois.

Cette information, rapportée par le Wall Street Journal, s'inscrit dans le cadre de démarches visant à faire la lumière sur le processus de mise au point et de certification du modèle 737 MAX, dont l'un des appareils s'est récemment écrasé en Éthiopie, tuant les 157 personnes à bord, dont 18 Canadiens.

L'enquête remonte en fait au premier écrasement de cette funeste série, un accident survenu en octobre dernier, en Indonésie, lors duquel 189 personnes ont trouvé la mort.

Les deux écrasements présentent des similitudes qualifiées de troublantes, ce qui a entre autres justifié la mise hors service temporaire de ce modèle en attendant les conclusions des enquêteurs. Au coeur du problème : le système anti-décrochage MCAS de ces nouveaux modèles basés sur les plans du 737, l'avion de ligne le plus populaire de l'histoire.

En situation d'austérité, et confrontée à un manque de personnel au fait des nouvelles technologies du 737 MAX, la FAA, l'agence de sécurité aérienne des États-Unis, a confié une bonne partie du processus de certification à Boeing lui-même, en vertu d'une procédure en place depuis plus de 10 ans.

Au dire de la FAA, comme de Boeing, la certification s'est déroulée en respectant toutes les règles. De son côté, le département américain des Transports a ordonné sa propre enquête sur ce processus.

Rencontre au sommet

Par ailleurs, les trois transporteurs aériens américains comptant des 737 MAX dans leur flotte doivent rencontrer des représentants de Boeing, cette fin de semaine, pour évaluer un correctif logiciel devant permettre d'éviter d'éventuels problèmes de décrochage.

Southwest Airlines, American Airlines et United Airlines possèdent respectivement 34, 24 et 14 appareils de ce modèle.

Des pilotes de ligne ont pour leur part confié à Reuters qu'ils testeraient eux aussi cette mise à jour dans les installations de Boeing à Renton, dans l'État de Washington. Le constructeur y possède également deux simulateurs de vol.

La FAA doit approuver les changements logiciels proposés par Boeing, ainsi que le nouveau programme de formation des pilotes qui en découlera, ce qui pourrait prendre des semaines.

En Europe et au Canada, les diverses agences de réglementation ont elles aussi annoncé qu'elles effectueraient des tests de tout nouveau système.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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