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La mère d’un enfant autiste souhaite une nouvelle révision du programme ontarien

Marguerite Schabas et son fils Peter

Marguerite Schabas se réjouit du recul partiel du gouvernement Ford.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Même si le gouvernement ontarien annonce qu'il va « améliorer » le programme provincial des services en matière d'autisme qu'il avait présenté en février dernier, une mère francophone d'un garçon autiste estime qu'il en faut bien plus pour assurer une qualité de vie adéquate à ces enfants.

À sept ans, Peter est « non verbal », mais très expressif! Il sourit et chante constamment, souligne sa mère, Marguerite Schabas.

Le diagnostic du trouble du spectre de l’autisme est arrivé rapidement, à l’âge d’un an et demi. Peter est en thérapie depuis les deux dernières années à temps plein, soutien Mme Schabas. On est chanceux parce que trois jours par semaine, la thérapie a lieu à l'école.

Ça va très bien, mais c’est parce qu’on a des thérapeutes qui peuvent lui montrer, raconte-t-elle. La thérapie actuelle coûte au bas mot 70 000 $ par année.

Marguerite Schabas Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marguerite Schabas et son fils, Peter

Photo : Radio-Canada

La ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, Lisa MacLeod, a dévoilé une réforme du programme en début d’année, suscitant la grogne chez les parents. Marguerite Schabas pourrait ne recevoir que 5000 $ par année pour couvrir les soins de Peter.

Le 5000 $ passe en quelques semaines, donc on voit l’avenir de nos enfants [et] ils n’y arriveront jamais.

Marguerite Schabas

Jeudi, la ministre a partiellement reculé, en annonçant que plus de services seront admissibles dans le budget pour les services aux enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme.

Le gouvernement nous a démontré qu'il est capable de nous écouter, on espère qu'ils sont encore ouverts à la discussion, dit-elle.

Pour un petit garçon comme Peter, les besoins sont importants. La réforme annoncée pourrait être néfaste pour son apprentissage, selon sa mère. De couper une thérapie comme ça quand ça va bien, on peut voir des régressions.

Elle souhaite, comme bien des organismes, que les plafonds d'aide financière accordés par la province soient enlevés.

Société