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Grève partielle lundi des chauffeurs de Taxis de Sherbrooke

Un taxi de la compagnie Taxis de Sherbrooke
Un taxi de l'entreprise Taxis de Sherbrooke Photo: Radio-Canada / Brigitte Marcoux
Radio-Canada

Le projet de loi 17, déposé mercredi par le ministre François Bonnardel afin de déréglementer l'industrie du taxi, fait fulminer les chauffeurs de taxi qui se lancent dans une grève générale le lundi 25 mars. Mais contrairement à leurs homologues ailleurs en province, les chauffeurs sherbrookois cesseront leurs activités seulement de 9 h 30 à 11 h 30.

Cet arrêt de service permettra à la soixantaine de chauffeurs de Taxis de Sherbrooke de manifester devant les bureaux de la députée caquiste Geneviève Hébert tout en limitant l’impact sur les clients, souligne le P.-D.G. de Taxis de Sherbrooke, Dalibar Markovik. Nous, on ne veut pas pénaliser nos clients. Ce n’est pas la faute de la population de Sherbrooke. On ne veut pas pénaliser non plus nos clients comme Postes Canada et la Commission scolaire. C’est pour ça qu’on est allé au minimum.

On veut appuyer nos confrères partout au Québec, mais on veut offrir le service à la population de Sherbrooke.

Dalibar Markovik, P.-D.G. de Taxi Sherbrooke

Le projet de loi prévoit notamment l’abolition des agglomérations de taxi et l’obligation de détenir un permis, et permettra l’utilisation d’une tarification dynamique. En revanche, seuls les véhicules désignés comme taxis pourront utiliser des lanternons et un taximètre, être hélés par un client et prendre des clients dans des aires d’attente précises.

Difficile de définir les impacts de cette loi sur l’industrie du taxi à Sherbrooke, puisque pour l’instant, il n’y a pas d’autres joueurs dans la région. Dalibar Markovik estime que son entreprise est là pour rester, mais que les impacts de la loi 17 seront néanmoins catastrophiques pour les chauffeurs. Il soutient que la valeur des permis va s’effondrer, plaçant les chauffeurs en grandes difficultés financières.

Actuellement, les permis se vendent de 180 000 à 220 000 $. Avec la loi, probablement 0 […] Les gens qui ont hypothéqué leur maison pour payer leur permis, aujourd’hui, ils se retrouvent avec un permis qui ne vaut rien et doivent toujours rembourser leur prêt sur 10 à 15 ans, souligne-t-il.

Les compensations offertes par le gouvernement représentent également une somme dérisoire à ses yeux, puisqu'elles s'élevent tout au plus à quelque mille dollars. De plus, il estime que le projet de loi ouvre grand la porte à Uber tout en mettant la population en danger.

Il veut retirer les numéros d’identification, l’inspection des véhicules, les plaques T. La loi qui est sortie n’a pas de sens.

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