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Quelle place pour les logements sociaux dans le budget?

Un immeuble à logements en construction, l'hiver.

Un logement social en construction à Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Émélie Rivard-Boudreau

L'Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ) s'inquiète du sous-financement des logements sociaux dans le nouveau budget provincial. Par voie de communiqué, l'AGRTQ a soulevé que le budget ne prévoit aucun financement pour de nouveaux logements dans le cadre du programme AccèsLogis pour les cinq prochaines années

Alors que plus de 305 000 ménages locataires québécois vivent dans un logement inadéquat et que nous sommes en période de surplus budgétaire, le gouvernement a manqué une occasion exceptionnelle d'investir dans le développement de l'habitation communautaire et sociale afin de répondre aux besoins criants de logements abordables et de qualité pour les citoyens à faible et modeste revenu, a déploré le président Alain Marcoux.

Pour sa part, le chargé de projet principal au groupe de ressources techniques Abitibi-Témiscamingue, Martin Briault, préfère patienter avant de sonner l'alarme. Chaque budget, on s'attend à avoir de nouvelles unités qui seront annoncées dans le cadre du programme AccèsLogis, explique-t-il. On sait par contre que ça fait au moins deux ans que la SCHQ annonce une grosse refonte du programme. Donc, la "non-annonce" de nouvelles unités nous laisse peut-être croire qu'il y a peut-être un nouveau programme qui se trame, mais qui n'a pas encore été annoncé. C'est notre position. On espère.

Accélérer les unités promises

L'AGRTQ salue néanmoins l'augmentation du Programme d'aide aux organismes communautaires (PAOC), qui soutient la mission globale des organismes oeuvrant en habitation. Ce dernier passe de 1,5 million de dollars à 6 millions.

On met plus d'argent pour les organismes en soutien et développement et plus d'argent pour réaliser les unités déjà dans la machine. Donc à court terme, c'est vraiment porteur et intéressant.

Martin Briault

Selon Martin Briault, ce changement permettra d'accélérer la construction de logements sociaux dans la région. Il y a plusieurs projets qui étaient "limites" ou difficiles, où certaines municipalités avaient des réticences à mettre beaucoup plus d'argent que prévu initialement, parce que les taux d'intérêt augmentaient, parce que les coûts de construction ont également augmenté. Tout ça vient donc mettre un peu de vent dans les voiles pour que les projets repartent et se réalisent rapidement, estime-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale