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Plus d'une centaine de personnes unies contre le racisme à Québec

Des manifestants antiracisme à Québec
La marche était aussi un moment pour honorer la mémoire des 50 victimes des attaques de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Plus d'une centaine de personnes ont marché dans les rues de Québec, samedi, afin de lutter contre la haine, le racisme et l'intolérance. L'événement servait aussi à témoigner de la solidarité à l'égard des victimes des attaques de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Au terme du parcours, l'une des organisatrices de l'événement, Maryam Bessiri, se réjouissait de voir que Québec était « en train de créer une tradition de rassemblement ».

Elle explique avoir été « dévastée » par le carnage dans deux mosquées de Christchurch et avoir vécu un mélange d'émotions, incluant la peur, dans la foulée de la tragédie.

Maryam Bessiri, l'une des organisatrices de la marche contre le racisme, l'intolérance et la haineMaryam Bessiri, l'une des organisatrices de la marche contre le racisme, l'intolérance et la haine Photo : Radio-Canada

La seule façon de la combattre (la peur), c'est de se réunir et d'être en action, des actions comme aujourd'hui.

Maryam Bessiri, organisatrice de la manifestation

Des propos qui font écho à ceux de la députée de Taschereau, Catherine Dorion, pour qui ce genre de rassemblement « sert à créer des liens » pour éviter que la division gagne.

« On voit ça menacé. On regarde nos enfants grandir dans un monde qui risque de peut-être devenir de plus en plus divisif, avec de plus en plus de pointage de doigt, de plus en plus de haine. On ne veut pas ça. Personne ne veut ça. »

Cartherine Dorion, députée de TaschereauCartherine Dorion, députée de Taschereau Photo : Radio-Canada

D'ailleurs, la classe politique a une responsabilité dans la façon dont elle mène ses débats. Trop souvent, les discours finissent par éclabousser des groupes précis de la société et plus particulièrement les musulmans, selon elle.

Pour moi, c'est dramatique d'encourager ça, en faisant comme si c'était un enjeu de l'époque alors qu'on fonce dans le mur climatique, on fonce dans un mur économiquement. C'est vraiment un détournement des vrais enjeux.

Catherine Dorion, députée de Taschereau

Changer les lois

Le président et fondateur du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), Boufeldja Benabdallah, a profité de l'occasion pour réitérer que le Canada aurait intérêt à mieux encadrer les armes à feu.

Il croit d'ailleurs que le pays devrait s'inspirer de la Nouvelle-Zélande, qui a réagi très rapidement après la tragédie pour interdire la vente d'armes d'assaut et semi-automatiques.

[Ce] sont des armes de guerre, des armes qui tuent. On n'a pas besoin de ça dans notre société.

Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec
Mohamed Khabar et Boufeldja Benabdallah, côte-à-côte, tenant une banderole lors de la manifestation.Mohamed Khabar (à gauche), l'un des survivants de l'attentat à la grande mosquée de Québec, et Boufeldja Benabdallah (à droite), président et fondateur du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ), ont participé à la marche contre le racisme Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

M. Benabdallah a aussi invité les personnes qui entretiennent des préjugés à aller discuter avec lui. « Probablement qu'on peut s'entendre sur des choses intéressantes et enlever ça. Il y a plus de choses à gagner qu'à perdre. »

« Il faut marcher pour rappeler que la société québécoise, elle est plus compatissante que la haine qu'il y a dans le coeur de certains », a-t-il dit.

Le départ de la marche a été donné vers 11 h au parc Durocher, dans le quartier Saint-Sauveur, pour prendre fin à la place de l'Université-du-Québec.

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