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Conflit dans les foyers de soins : le ton monte à l'Assemblée législative

Radio-Canada

À l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, l'opposition officielle libérale a déposé vendredi une motion pour imposer l'arbitrage exécutoire dans le conflit des foyers de soins.

Lorsqu'il y a arbitrage exécutoire dans un conflit de travail, la décision de l'arbitre doit être acceptée à la fois par les syndiqués et par l'employeur.

Les députés des trois partis d'opposition appuient cette demande d'arbitrage.

Denis Landry à la sortie de l'Assemblée législative le 22 mars 2019.

Denis Landry, le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

On va voir si le gouvernement Higgs comprend ce qui est la minorité, ou si on va passer à travers d'une dictature, lance Denis Landry, le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Mais le premier ministre Blaine Higgs estime que l'arbitrage exécutoire pourrait entraîner des hausses salariales trop importantes.

Le chef du Parti vert, David Coon, croit que le premier ministre Higgs est isolé.

Je ne comprends pas sa position, dit M. Coon.

L'Alliance des gens appuie aussi le principe d'arbitrage exécutoire, sans toutefois en faire une affaire de confiance.

Rick DeSaulniers.

Rick DeSaulniers, député de Fredericton-York élu sous la bannière de l'Alliance des gens.

Photo : Radio-Canada

Selon le député de Fredericton-York, Rick DeSaulniers, la meilleure façon de régler le conflit est de trouver de nouveaux fonds, d'être créatif et de retourner à la table des négociations.

Le ton monte

On parle de nos personnes les plus vulnérables, dit le chef libéral Denis Landry. J’aimerais que ça se règle le plus vite possible.

Le premier ministre Higgs ne digère toutefois pas ce qu'il considère comme une volte-face des libéraux, qui ont négocié pendant 23 mois avec les employés des foyers de soins. C’est un peu hypocrite, affirme M. Higgs.

Daniel Légère à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le 22 mars 2019.

Daniel Légère, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Des membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont assisté aux débats sur la question à l'Assemblée législative.

Il faut que le gouvernement prenne ça au sérieux, dit Daniel Légère, président du SCFP au Nouveau-Brunswick. La majorité des représentants supportant le concept que le gouvernement aille en arbitrage pour régler la crise qu'on voit actuellement dans les foyers de soins.

Les négociations devraient reprendre lundi prochain, pendant que le droit de grève est suspendu par la cour jusqu'au 17 avril.

D’après le reportage de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale