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Des palourdes empoisonnent trois personnes près de Prince Rupert

Zoom sur une palourde fermées posée sur des algues.

La palourde jaune est une espèce répandue dans toute la Colombie-Britannique.

Photo : Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Trois personnes ont été victimes d'intoxication alimentaire après avoir consommé des palourdes jaunes ramassées sur l'île Dundas dans le nord de la Colombie-Britannique.

Les palourdes ont été pêchées en novembre 2018 à une quarantaine de kilomètres de Prince Rupert avant d’être congelées et consommées récemment, selon Elysha Gordon, coordinatrice du Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques.

Les victimes ont été soignées a temps grâce à une prise en charge médicale immédiate. Elles ont depuis obtenu leur congé de l'hôpital.

Elles ont frôlé la mort.

Elysha Gordon, coordinatrice, Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques.

La Régie de la santé Northern Health et Pêches et Océans Canada souligne les risques associés à la pêche de palourdes.

Empoisonnement mortel

Au cours de la prolifération d'algues nuisibles, qui crée ce qu’on appelle communément la marée rouge, des neurotoxines très puissantes peuvent s'accumuler dans les organismes filtreurs comme les mollusques et les crustacés bivalves tels que les palourdes.

Les neurotoxines ne nuisent pas aux palourdes, mais peuvent tuer des gens en seulement 30 minutes.

Elysha Gordon, coordinatrice, Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques.

La consommation de ces mollusques et de crustacés fortement contaminés peut entraîner des paralysies respiratoires graves, voire mortelles, comme l'intoxication par phycotoxine paralysante (IPP), dont les symptômes apparaissent de quelques minutes à 10 heures après l'ingestion.

Les gens ne prennent pas les risques au sérieux jusqu'à ce qu'il y ait des cas de décès.

Elysha Gordon, coordinatrice, Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques.

Pêche autochtone

Faute d’avoir été testée et approuvée, la zone de pêche d'où proviennent ces palourdes n'était pas autorisée par le ministère fédéral, mais les zones voisines sont couramment utilisées par les Premières Nations, selon Mme Gordon.

« Malheureusement, nous ne connaissons pas tous les secteurs, il est donc difficile de savoir où les Premières Nations pêchent pour pouvoir les tester », dit-elle.

L'autorité sanitaire des Premières Nations affirme que le Centre provincial de prévention et de contrôle des maladies mène une enquête.

Colombie-Britannique et Yukon

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