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Valérie Plante enthousiaste, mais prudente quant au retour du baseball à Montréal

Valérie Plante

Valérie Plante

Photo :  Radio-Canada

Michel Chabot

Jadis circonspecte face au retour du baseball à Montréal, la mairesse Valérie Plante appuie désormais ce projet avec un enthousiasme prudent.

À quelques jours de la visite annuelle des Blue Jays de Toronto au Stade olympique, Madame Plante dit maintenir le contact avec le groupe d’investisseurs mené par Stephen Bronfman.

« Ils me tiennent informée », se contente-t-elle de dire sans développer.

Elle avoue toutefois être toujours en attente du plan d’affaires.

« C’est ce que je leur demande pour nous aider à nous préparer et être prêts le jour où, admettons qu’on dise : ‘‘oui, c’est le bassin Peel, il y aura un stade’’. Nous, déjà, qu’on ait une bonne compréhension des impératifs financiers, de ce qu’il va falloir implanter, construire, etc. Toutes ces informations-là, plus on en a, mieux on peut planifier. »

Puisqu’il est question du terrain du bassin Peel, que messieurs Bronfman, Garber, Boyko et leurs associés privilégieraient, la mairesse rappelle que la décision ne lui appartient pas.

« Au final, ça va vraiment être au gouvernement du Canada de voir qui ils privilégient, expose-t-elle. Je pense que ça va être beaucoup une question d’argent. »

La dirigeante de la ville admet que le site lui plaît tout en spécifiant qu’elle désire que les choses soient faites convenablement.

Oui ce serait beau, mais ça va être important qu’on réfléchisse si on devait construire un stade à ce que ce soit bien ancré dans son milieu parce que c’est un lieu de choix, à côté du centre-ville, près de l’eau… alors moi j’essaie de le penser comme étant milieu de vie. J’imagine mal un stade qui atterrit comme une soucoupe volante dans un champ de patates.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« Ce qu’on veut c’est un projet viable et qui va contribuer à l’ensemble du quartier. Il y a cette possibilité d’un stade de baseball, que je vois d’un très bon œil, mais il y a également d’autres promoteurs qui aimeraient faire une proposition. »

Une partenaire rassembleuse

Elle assure tout de même son appui au groupe de monsieur Bronfman et dit voir son rôle comme celui d’une rassembleuse qui crée des conditions favorables pour que le baseball majeur choisisse Montréal comme terre d’accueil de l’une de ses équipes.

Valérie Plante demeure cependant prudente et tient à rappeler que son approche diffère de son prédécesseur à l’hôtel de ville, Denis Coderre.

C’est important que ce soit les promoteurs qui nous fassent part de la façon dont ça évolue parce que moi, je ne suis pas la promotrice du projet. Il y a d’autres maires qui l’ont essayé ce modèle-là et on a vu ce que ça donnait. Moi je suis une partenaire, je suis là pour aider à ce que ce projet-là se réalise parce qu’on en veut du baseball à Montréal.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Madame Plante renouvelle également son engagement de la campagne électorale de 2017 à l’effet qu’elle demanderait aux Montréalais de se prononcer si les promoteurs demandent de l’argent des contribuables pour bâtir le stade, même si, précise-t-elle « ils l’ont dit à de nombreuses reprises que ce n’est pas ce qu’ils recherchent ».

En vertu du partage des revenus, une équipe de baseball serait assurément rentable à Montréal. C’est pourquoi la mairesse émet quelques réserves au sujet de l’appui de sa ville envers ce sport qui génère des revenus annuels de plus de 10 milliards de dollars.

« Nous sommes la ville avec la plus forte croissance économique au Canada dit Madame Plante. Cela étant dit, il faut toujours regarder le coût en termes d’infrastructures. Et pour moi, donner des congés de taxes pour des infrastructures, ce n’est pas possible. »

« Je ne peux pas mettre sur le dos des citoyens une industrie qui s’autofinance. C’est sûr que ça crée des retombées économiques mais il faut être vigilant. »

Avec la collaboration de Jean-François Poirier

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