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Un « disque dur » fonctionnant à l’ADN créé par Microsoft

Une photo montrant un dispositif contenant des pièces électroniques branchées à un complexe système de bouteilles contenant des produits chimiques.
L'appareil conçu par Microsoft vaut 10 000 dollars américains. Photo: Microsoft
Radio-Canada

Microsoft a mis au point un tout premier appareil entièrement automatisé capable de stocker des données numériques sur des brins d'ADN. Une avancée qui ouvre la voie à des centres de données miniatures, selon ce qu'a annoncé (Nouvelle fenêtre) l'entreprise jeudi.

Les ingénieurs de l’entreprise américaine sont parvenus à encoder le mot « hello », d’une taille de 5 octets, dans des brins d’ADN. Au lieu d’être contenues dans les circuits d’une machine, les données ont donc été placées dans des molécules. L’appareil a ensuite retransformé ces informations biologiques en données numériques pouvant être lues par un ordinateur.

Ce principe scientifique était déjà connu, mais c’est la première fois qu’un système entièrement automatisé parvient à ce résultat.

La machine mise au point par Microsoft est de la taille d’un photocopieur et est branché à différents récipients contenant des produits chimiques.

L’opération a nécessité 21 heures en raison du temps requis pour faire réagir les produits chimiques servant à l’encodage en ADN.

Une technologie d’avenir

Cette technologie, qui en est encore à ses balbutiements, est vue par les spécialistes comme une voie d’avenir pour le stockage massif de données. Si les chercheurs parvenaient un jour à accélérer l’encodage, à réduire la taille des appareils et à en minimiser les coûts – la machine de Microsoft vaut 10 000 dollars américains –, le stockage sur ADN pourrait miniaturiser les centres de données.

Dans l’avenir, des centres de données couvrant des entrepôts entiers pourraient ainsi occuper à peine la taille de quelques dés à jouer, a indiqué Microsoft.

L’ADN, toujours pertinent

L’ADN présente aussi l’avantage de se dégrader beaucoup moins rapidement que les méthodes de stockage actuelles. « De l’ADN a survécu dans des conditions loin d’être idéales pour des dizaines de milliers d’années dans des défenses de mammouth et des os d’humains primitifs », souligne Microsoft.

L’entreprise estime par ailleurs que le stockage par ADN pourrait ne jamais être dépassé par d’autres technologies. « Nous pensons que tant que les humains existeront, ils continueront de vouloir lire l’ADN, a expliqué dans une vidéo (Nouvelle fenêtre) Doug Carmean, l’un des responsables de cette initiative. Cela signifie que nous aurons une forme de stockage qui sera toujours pertinente. »

Avec les informations de MIT Technology Review

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