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Une soirée multiculturelle à l’Université de Saint-Boniface veut briser les frontières

Un kiosque présenant des vêtements et des bijours d'un pays africain.

La Soirée multiculturelle est l'occasion pour les participants de présenter des attributs de leur culture.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Radio-Canada

L'Association étudiante de l'Université de Saint-Boniface (AEUSB) organise, vendredi, sa troisième soirée multiculturelle avec un regard sur la notion de culture au sens large.

Alors que l’établissement continue d'accueillir de nombreux étudiants étrangers, le président de l’AEUSB, Ben Marega, estime que cette soirée permet de célébrer « la diversité qui se trouve à l’Université de Saint-Boniface ».

Cette année, la Soirée multiculturelle veut parler « de cultures, et non de pays. Ça peut être une culture familiale ou un mode de vie », ajoute-t-il.

L’AEUSB veut ainsi faire place aux diversités culturelles internes aux pays comme les Métis ou les diverses populations autochtones à travers le globe.

« Les gens du Sénégal peuvent avoir des cultures différentes, comme pour les Canadiens », dit-il.

Dans une vingtaine de kiosques, les étudiants sont invités à faire partager des éléments de leur culture. Vecteur de partage par excellence, la nourriture n’est pas en reste.

La culture dans l'assiette

Aissatou Gueye Soy est une étudiante francophone espagnole. Elle est née sur les îles de Las Palmas de parents sénégalais.

« J’ai des origines africaines, mais je suis née en Espagne. Je suis fière d’être espagnole et de pouvoir représenter ce pays », affirme-t-elle.

Elle a donc décidé de faire découvrir aux visiteurs un plat iconique espagnol, la paëlla. Un mets convivial à base de riz et d’une garniture de poisson ou de viande. Aissatou a prévu d’en faire une version à base de fruits de mer.

Elle veut faire découvrir l’aspect culturel et social de ce plat. « En été, on s’installe dehors, il y a une grande poêle spécifique que les familles sortent, et on fait cuire sur un réchaud à gaz », raconte-t-elle.

Wynonna Ruth Mendoza, quant à elle, fera découvrir son pays, plutôt méconnu, situé sur l’île de Bornéo, le Brunei Darussalam.

Proche de la Malaisie et de l’Indonésie, il partage avec eux une tradition culinaire proche. Parmi les mets les plus populaires, Wynonna Ruth Mendoza a choisi le nasi lemak.

« Nasi signifie "riz", et Lemak, "sauce". Le riz est cuit dans du lait de coco, et la sauce comprend des oignons, du lait de coco, de l’ail, et du piment », explique l’étudiante.

Wynonna Ruth Mendoza sur son kiosque.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Wynonna Ruth Mendoza propose aux visiteurs de goûter du nasi lemak.

Photo : Radio-Canada / Laïssa Pamou

Elle ajoute que ce plat est très commun dans son pays et est offert partout à toute heure du jour.

Elle apprécie l’occasion de faire découvrir une culture asiatique à l’Université de Saint-Boniface où elle trouve la communauté peu représentée.

Selon les organisateurs de la soirée, cette dernière a justement pour vocation d’améliorer l’estime de soi en permettant aux étudiants de montrer leur appartenance culturelle et d’en être fiers.

Avec des informations de Laïssa Pamou

Manitoba

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